Equipe:
Durée: 99‘
Genre:
Date de sortie: 09/09/1997
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dans une petite ville écrasée par la misére, le chômage et la délinquance, deux frères jumeaux abrutis de drogues et d'ennui font passer le temps en accumulant bêtises et menus larcins. Une querelle au départ sans plus d'importance qu'à l'accoutumée avec le président du club de rugby du cru, va bientôt faire monter la pression dans la communauté et conduire à des événements dramatiques.

Notre critique:

Produit par Danny Boyle (Trainspotting), TWIN TOWN est une chronique désabusée d’un microcosme touché de plein fouet par la crise économique. Kevin Allen choisit de traiter son sujet sur le mode de la farce noire. La parenté de ton avec TRAINSPOTTING est évidente. Cependant si l’audace et l’insolence du film de Boyle nous avait séduit autant qu’estomaqué, c’est le mépris et la cruauté de Allen envers ses personnages qui consterne dans TWIN TOWN. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne cherche pas à s’attirer les bonnes grâces du public. Affichant des personnages systématiquement antipathiques (ils sont soit sots, soit méchants, soit lâches, soit les trois ensemble!), l’histoire de TWIN TOWN ressemble à réglement de compte entre le réalisateur et le milieu où il a grandi. Cet aspect émminement personnel du film débouche sur le fait que l’on se sent fortement étranger aux malheurs et magouilles de ces pitoyables personnages. Cette mise à distance est encore renforcée par une mise en scène plutôt quelconque qui n’offre à l’oeil aucune raison de se réjouir.

TWIN TOWN est un film boudeur à l’image de ces groupes de pop anglaise (OASIS, BLUR, …) qui s’investissent plus dans leur image que dans leurs chansons. L’attitude c’est bien, le fond c’est mieux! Si l’un traduit l’autre c’est encore mieux. On est ici loin du compte.

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Journaliste