Equipe: Bouli Lanners, David Lambert, Jean-Benoît Ugeux, Nele Hardiman
Genre: Comédie dramatique
Date de sortie: 13/06/2018
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Lors de l’enterrement de son compagnon, Jan, Martin prend la parole pour dire tout le chagrin qu’il a de cette disparition. Martin est brisé et ne parvient pas à s’en remettre.

Notre critique:

Un homme brisé, la cinquantaine, désespéré par la perte de son compagnon se voit proposer de faire un mariage blanc avec une africaine de 20 ans, Tamara, afin que celle-ci puisse avoir la nationalité belge. C’est sur ce point de départ surréaliste (ou certains diraient: à la belge) que David Lambert base son troisième long métrage. Et le hasard faisant bien le choses, ce dernier se nomme TROISIEMES NOCES, voulant sans doute parler de celles que le liégeois David Lambert aimerait bien avoir avec son public après deux films récompensés par les festivals mais peu connus du grand public (HORS LES MURS avait obtenu le prix de la Semaine de la Critique à Cannes et JE SUIS A TOI a gagné plusieurs prix, à Angoulême notamment).

Et c’est vrai que le sujet est plutôt original. On imagine bien vite que la cohabitation entre ces deux personnes totalement différentes va s’avérer impossible d’autant plus lorsque le beau copain de Tamara va également venir s’immiscer dans la vie du faux couple.

TROISIEMES NOCES est à la fois bourré de bonnes idées et de bon sentiments. Servi par un bon casting (Bouli Lanners est très crédible dans son rôle de veuf homosexuel complètement fantasque), le film traite des dysfonctionnements de la vie en général en abordant ceux-ci par le petit côté de la lorgnette et en essayant d’en faire prendre conscience le plus grand nombre en enrobant le tout d’un humour et d’une ‘coolitude’ plutôt bon enfant.

Drame qui tourne de temps en temps à la comédie, TROISIEMES NOCES souffre par moment de ce mélange des genres qui lui fait perdre un peu son rythme et son fil conducteur mais est sauvé par une belle interprétation et une originalité qui tranche avec bon nombre de films abordant le mariage blanc. Finalement, ce prisme transformant, adopté par le scénario, confère à l’ensemble un côté sympathique qui devrait plaire à un plus grand nombre de spectateurs que les autres films du réalisateur.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...