Titre français: La Planète Au Trésor, Un Nouvel Univers

Equipe:
Durée: 95‘
Genre:
Date de sortie: 10/12/2002
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dans cette chasse au trésor intergalactique, Jim Hawkins, un jeune homme de quinze ans, trouve quelque part dans l'espace une carte indiquant le chemin du plus grand trésor de pirates jamais vu. Jim s'engage alors comme mousse à bord d'un splendide galion spatial où il fait la connaissance du cuisinier de service, John Silver. Bien que la première rencontre avec ce cyborg – moitié homme moitié machine – soit assez rude, ils deviennent rapidement de bons amis. Sous la protection de John, Jim s'épanouit et peut occuper dignement son poste lorsqu'il doit affronter, avec l'équipage, des supernovas, des trous noirs et d'épouvantables tempêtes spatiales...

Notre critique:

Cela fait quelques années que le Studio Disney est en perte de repères. Sans savoir réellement quelle direction prendre, la souris aux grandes oreilles produit à tout vent et dans tous les styles. Visiblement, le studio semble perdu dans la guerre des toons qui bat son plein. Avec ATLANTIS, il voulait remettre au goût du jour Jules Vernes, avec LILO & STITCH, ils s’envolaient dans la science-fiction pure et dure matinée du typique mélo. TREASURE PLANET se situe entre ses deux opus. Basé sur le roman de Stevenson, les concepteurs ont voulu dopé le potentiel du classique en l’injectant dans un monde intemporel, un croisement très libertaire entre STAR WARS et BARBE ROUGE…

Et comme à sa mauvaise habitude, le Studio se cache derrière les dernières prouesses techniques (ici l’interpénétration de l’image de synthèse et de l’animation traditionnelle un sein d’un même personnage – Le cyborg) pour éviter de mettre en évidence ce par quoi le projet pèche. Il est évident que Disney a peur et préfère se cantonner à des adaptations de classiques rajeunis artificiellement à défaut de se lancer dans des véritables nouveaux projets. Ils doivent toujours se raccrocher à une oeuvre existante afin d’éviter tout gadin. Car mis à part LILO (qui tirait profit d’une vague sf porteuse), la précédente création originale, EMPEROR’S NEW GROOVE, s’était quand même bien ramassé (pour un Disney)… Et ainsi de suite, nous pourrions décortiquer chaque production…

Mais bon, revenons à nos vaisseaux! Si l’ensemble se regarde fort agréablement, si la réalisation est soignée et les personnages psychologiquement bien assis, on reste un peu de marbre devant ce défilé fort peu original. On se demande pourquoi avoir opté pour un habillage rétro-futuriste, qui n’apporte rien narrativement parlant, plutôt que pour le look plus traditionnel des histoires de pirates. Parce que bon sang de bois, à force de redéfinir et de tripatouiller les classiques, les jeunes générations n’ont plus droit à l’original et perdent ainsi toute la saveur de ces lectures d’enfance caché, la nuit, au fond de son lit.

Mais si tout cela donne aux petits l’envie d’aller farfouiller dans les bibliothèques roses ou vertes de leurs parents et de mettre en route leurs usines à rêve, je retire mes paroles de vieux réac’.

A propos de l'auteur

Journaliste