Equipe:
Durée: 77‘
Genre:
Date de sortie:
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Woody le cowboy est le roi des jouets d'Andy, jusqu'au jour où il reçoit un Buzz Lightyear, cosmonaute aussi borné qu'héroïque. Et une guéguerre des jouets démarre, que le déménagement d'Andy complique encore...

Notre critique:

Incroyable! Disney est encore capable de surprendre!

Effectivement, TOY STORY raconte une histoire alliant simplicité et efficacité sans pour autant prendre les spectateurs pour des atrophiés du bulbe.
TOY STORY montre des personnages vrais, auxquels mioches, boutonneux, adultes et cheveux gris peuvent s’identifier sans honte malgré le fait qu’il s’agisse de jouets car ils ne sont ni tout bon, ni tout mauvais (Ah, Woody, le cow-boy, gentil, ironique et parfois hypocrite…).
TOY STORY n’énerve pas les dents par des coulées de caramel gluant.
TOY STORY n’est pas une comédie musicale dans laquelle les chansons remplacent les actes et sentiments des personnages.
En fait, surtout, TOY STORY n’est pas un dessin animé. C’est un film d’animation en images de synthèse. Le premier long métrage ainsi réalisé.

Pour tout dire, TOY STORY n’est pas un vrai film Disney. C’est à dire, il s’agit d’un film commandé par Disney à la société Pixar, spécialiste de l’animation en images de synthèse et déjà coupable de petits (ce sont des courts métrages) chefs d’oeuvre comme LUXO Jr, TIN TOY ou KNICKKNACK. Là, soudainement, on comprend tout. Car si on a vu ces perles d’humour, novatrices dans leur technique, on sait que derrière elles se trouve un homme génial : John Lasseter. C’te bonhomme là, il a tout compris. Il a compris ce qu’est une histoire et pourquoi il y en a qui marchent et d’autres pas, ce qu’est un personnage et que la technique c’est pas grand chose si on n’a rien à dire (petite pique à l’encontre de THE MASK, formidables effets spéciaux au service d’une histoire qui, que…au fond, quelle histoire?). Sans exagérer, Lasseter mérite des bisous plein partout pour le simple fait qu’il prend son métier et son public au sérieux.
Pour en revenir un peu au film proprement dit, foncez le voir. C’est drôle, rebondissant, malin, humain et épatatamment bien foutu.

Est-ce que vous vous rendez comte, chers amis, que pour le moment, sur une semaine vous pouvez vous prendre dans les yeux DEAD MAN WALKING, SEVEN,BABE, HEAT, 12 MONKEYS et TOY STORY.
Waouw… Si ça c’est pas du bonheur…

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Journaliste