Equipe: Andrew Stanton, Annie Potts, Josh Cooley, Stephany Folsom, Tim Allen, Tom Hanks
Durée: 100‘
Genre: Film d'animation
Date de sortie: 26/06/2019
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

9 ans auparavant. Woody au mépris de sa vie de jouet a sauvé la voiture téléguidée; Et dans le même temps, il a perdu la bergère dont Andy ne voulait plus...

Notre critique:

La gestion d’une franchise est probablement l’une des plus compliquées au cinéma. Un premier épisode génial et, rapidement, la tentation de prolonger l’aventure se fait sentir. Les raisons sont souvent pécuniaires mais, souvent et fort heureusement, au-delà de l’aspect financier, ceux qui conçoivent ces histoires tentent de les continuer en traitant au mieux les histoires de leurs personnages. Cela veut dire qu’il faut de bons personnages, un contexte qui leur permettra de vivre d’autres aventures palpitantes et, surtout, intéressantes. Enchainer les suites est souvent la meilleure idée. Attendre des années et des années est un pari plus compliqué. On n’est plus dans le coup, plus avec la bonne génération. Les effets, dus à l’attente, sont décuplés.

A ce niveau là, la saga TOY STORY a su tirer son épingle du jeu. Si TOY STORY 2 est sorti relativement rapidement après le premier, ce n’était pas le cas du troisième épisode ni même du quatrième. Quand le trois fut annoncé, on sentait la mauvaise idée à plein nez. Au final, il s’agit probablement d’un des épisodes les plus réussis et les plus touchants. C’était un peu le même cas de figure après le 4. Etait-ce nécessaire de faire un film de plus? Dans l’absolu, non. Etait-ce une bonne idée? Complètement.

TOY STORY 3 marquait la fin du cycle d’Andy, l’enfant, devenu ado, de qui Woody et Buzz étaient les jouets. TOY STORY 4 marque la fin d’un autre cycle, celui de Woody et Buzz. Ils vont devoir faire face à une nouvelle transition. Bonnie, la petite fille dont ils sont désormais les jouets en possède également d’autres, qu’elle préfère parfois. Après avoir dû faire face au départ de leur propriétaire, nos héros doivent faire face à la venue de nouveaux compagnons de jeux, dont Forky, une fourchette en plastique avec des bras et un visage, réalisé à l’école par Bonnie. Seulement, Forky n’est pas un vrai jouet dans le sens où il n’a pas, de base, été construit comme tel. Il veut donc fuir et éviter de se retrouver dans les bras de Bonnie le plus possible. Bien que mis sur la touche, Woody va se donner pour mission de faire en sorte que Forky soit là pour Bonnie car telle est le destin d’un jouet.

Les amitiés sont au centre du récit. Passées, futures, nouvelles, qui prennent fin, il y en a de tous les types. Elles prennent des coups parfois, sont déchirantes à d’autres moments mais, dans l’ensemble, elles sont juste célébrées. Il ne peut y avoir autre chose que des messages bienveillants chez Disney et, surtout, dans l’univers de TOY STORY. Il n’était pas question qu’il en soit autrement ici. A ce niveau, TOY STORY 4 est peut-être l’épisode le plus fort de la franchise. Bien que dans les grandes lignes le film ne soit pas forcément original ni même surprenant, il propose quelques uns des passages les plus importants et significatifs de la saga.

La recette Pixar frappe une fois encore en plein cœur. Emotion, humour, tendresse, bienveillance, action, animation de qualité, histoire solide, tout est présent pour faire de ce quatrième opus un épisode de TOY STORY digne de ce nom. C’est complètement réussi bien qu’un peu plus faiblard au niveau de l’intrigue. Quoi qu’il en soit, cela conclut parfaitement la plus célèbre des sagas de films d’animation et nous fait verser une petite larme au moment de quitter (définitivement?) ces héros qui nous ont accompagnés durant tant d’années.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.