Equipe:
Durée: 85‘
Genre:
Date de sortie: 17/06/2003
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Trentenaires et indépendantes, Céleste et Rosalie sont soeurs et inséparables malgré leurs tempéraments diamétralement opposés. Après une collection d'échecs sentimentaux, Céleste, la plus jeune, croit encore dur comme fer pouvoir rencontrer son prince charmant. Rosalie, elle, a définitivement fait une croix sur le grand amour et du coup réconforte sa frangine comme elle peut. Un beau jour sur un coup de tête, Céleste décide de kidnapper l'homme qu'elle pense idéal forçant sa soeur à la suivre dans sa folle lubie. Mais dans leur précipitation, elles se trompent et embarquent par erreur un brave type du nom de Raoul qui s'apprêtait à passer sur le billard pour une opération de chirurgie esthétique.

Notre critique:

Il paraît que sur notre bonne vieille planète les femmes sont plus nombreuses que les hommes, c’est statistiquement prouvé! Du coup ça en laisse forcément quelques unes sur la touche pour trouver chaussure à leur pied, d’autant plus comme chacun le sait, qu’il faut souvent en essayer plusieurs avant de se sentir à l’aise. N’en déplaise à « Zezette », mais chaque pot n’a donc pas son couvercle! En plus quand on se penche un peu sur la question des rapports hommes/femmes, de la notion du bonheur et de l’aspect chimique et hormonal du coup de foudre, on se dit que les clubs de célibataires qui fleurissent ne sont qu’une vaste escroquerie supplémentaire dans notre société de consommation et que, bref, vaut mieux encore être seule que mal accompagnée.

Mais me direz-vous pourquoi donc je vous raconte tout çà alors que c’est de cinéma qu’il s’agit! Disons qu’en tant que représentante de la gente féminine, je m’efforçais simplement d’illustrer le titre de ce film qui n’a peut-être pas complètement tord, mais aussi et surtout, parce que du film en question il n’y a pas grand chose à en dire. Je me demande parfois comment certains réalisateurs arrivent à convaincre les financiers d’investir dans des sujets pareils. Remarquez avec une telle accroche on pourrait presque s’attendre à un truc de filles pétillant et déjanté. Mais autant vous rassurer tout de suite, il n’en est rien. D’ailleurs si le metteur en scène n’était pas une femme, on pourrait même parler de machisme beauf à l’humour ras les pâquerettes tant le tout est caricatural et grossier.

Pour son premier long métrage co-écrit avec son compagnon (également acteur dans le film), Pascale Pouzadoux, sans doute motivée à jouer la carte du farfelu et du burlesque, n’arrive malheureusement pas à concrétiser le tout en images. Gags lourds et potaches, mise en scène plate et peu soignée, scénario fouillis et brouillon, avec autant d’handicaps, TOUTES LES FILLES SONT FOLLES a bien du mal à faire fonctionner les zygomatiques et à nous convaincre que c’est avant tout un film rigolo. Du coup, pour sauver les meubles du naufrage, Isabelle Nanty en stagiaire nymphomane entichée d’un policier abruti, se voit contrainte de cabotiner et d’en faire des tonnes. Si ça c’est pas triste…

A propos de l'auteur

Journaliste

Journaliste