Titre français: Lara Croft: Tomb Raider

Equipe: Angelina Jolie, Iain Glen, John Zinman, Jon Voight, Patrick Massett, Simon West
Durée: 100‘
Genre: Film d'action fantastique
Date de sortie: 26/06/2001
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Lara Croft doit trouver les 2 parties d'un triangle sacré qui, si elles sont réunies par des mains mal intentionnées, pourraient déclencher bien des misères sur not' pauv' planète. De temple en temple (y a pas de pluriel à "temple" car il n'y en a que deux au total), Lara fera son boulot d'aventurière et nous délivrera du mal. Amen!

Notre critique:

Heu, comment dire?

LARA CROFT: TOMB RAIDER est donc l’adaptation du jeu éponyme qui a rendu riche ses concepteurs (4 épisodes vendus à 21 millions d’exemplaires!). Héroïne phénomène, Lara Croft a fait la couverture de dizaines de magazines, dont le Time n’est pas le moindre. Parfait exemple de l’horripilante expression « véritable phénomène de société », Lara Croft est citée dans des listes aussi cruciales (pour notre bien être psychique quotidien) que celle des « femmes les plus sexy de l’année » ou celle de la cyber-élite!

Devant un tel engouement public (et une telle promesse de remplir son portefeuille), Hollywood ne pouvait rester insensible. Et de convoquer un « yes-man » pas manchot pour coucher sur pellicule les exploits de la dame, ainsi qu’une silhouette dignement pulmonée pour l’incarner. D’un côté nous trouvons donc Simon West, réalisateur de pubs à succès qui fit ses débuts avec le pétaradant et parfaitement décérébré CON AIR (avec Nicolas Cage). Il confirme ici son incapacité totale à livrer une scène d’action autrement qu’en gros plans d’une demi-seconde, ce qui les rends parfaitement illisibles et même dangereux pour les épileptiques, auxquels nous déconseillons prioritairement (mais pas exclusivement) le film. De l’autre côté, celui des poumons, c’est Angelina Jolie qui s’y est collée.

Point de vue pulmonaire, il n’y a pas grand chose à dire. C’est robuste, hypertrophié et bondissant (c’est qu’elle court et saute beaucoup Lara!). Pour le reste, comme il n’y a rien à défendre exceptées une apparence (merci aux maquilleurs, coiffeurs, costumiers) et une attitude, on ramènera notre appréciation de sa performance à celle de ses poumons. Chacun appréciera en fonction de ses propres goûts en matière de volumes et de consistance.

Ceux qui s’attendaient à ne pas trouver l’ombre d’un scénario ne seront pas déçus, de même que les collectionneurs d’invraisemblances.

Quant à la question de savoir s’il s’agit d’une adaptation réussie, je vous dirais qu’étant donné la somme de ce qui précède, je m’en bats les tibias comme rarement.

La réponse qui est cependant d’ores et déjà acquise au vu des sommes indécentes récoltées en quelques jours d’exploitation, c’est qu’il y aura au moins 2 suites. A Hollywood, ils ont le sourire. Moi aussi, mais c’est par pure politesse.

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Journaliste