Equipe:
Durée: 195‘
Genre:
Date de sortie: 06/01/1998
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le Titanic est un bateau de rêve. Ce précieux navire est capable de transporter plus de 2200 passagers. Pourtant à l'aube du 15 avril 1912, plus précisément le 14 avril 1912 à 23 heures 40, le paquebot va heurter un iceberg au sud de Terre-Neuve. 1500 personnes vont périr dans les eaux glacées de l'Atlantique du Nord...

Notre critique:

Epique: adj. 1. Qui est propre à l’épopée. 2. Mémorable par son caractère extraordinaire, grandiose.

Ce petit adjectif illustre parfaitement le film de James Cameron. Nous pouvons d’ores et déjà vous l’affirmer: ‘TITANIC est un classique instantané’. Entendez par cette phrase que le film rejoint le panthéon des oeuvres insubmersibles du septième art comme GONE WITH THE WIND. Comment a-t-il fait? Il a tant à dire*. Passons au bleu les diverses péripéties du tournage et les habituelles dépenses extravagantes de tonton Cameron*. D’ailleurs qui peut être encore surpris des records de budget qu’il inflige à ses films et de la perpétuelle mise en danger de sa carrière de réalisateur. Derrière les reconstitutions impressionnantes et les effets spéciaux prodigieux, une histoire simple et forte prend le dessus sur le futur naufrage. L’intelligence de Cameron est d’avoir évité la basique reconstitution historique en centrant son film sur un couple et y adjoignant un bateau comme toile de fond.

D’un côté, Leonardo DiCaprio, image d’épinal ou garçon en marge, dessinateur à ses heures perdues. De l’autre, Kate Winslet, symbole d’une société étouffée par sa propre réussite. Téléscopant ces deux mondes, le cinéaste nous plonge -sans nous faire boire la tasse- au coeur de leur rencontre. Et qui plus est, il prend tout son temps, allant jusqu’à effacer de nos mémoires l’inéluctable tragédie. Conscient de ce parti-pris, il intervient dans les nombreux moments précédents le naufrage pour nous rappeler à l’ordre. Un petit mot par-ci, par-là – N’oubliez pas que ce navire va couler!- ; Cameron atteint l’équilibre parfait.

De la cale au sommet des cheminées, la visite du Titanic est complète. L’écran transpire du luxe de ce superbe bâtiment avant d’être pris d’assaut par l’eau. Et tout fonctionne à merveille. La romance nous fait succomber et le naufrage suffoquer. Quand la tragédie s’amorce, l’adrénaline bouillone dans nos veines. Notre impuissance face au désastre est aussi forte que l’ampleur des images. Le naufrage est époustouflant de lenteur malgré le rythme effréné de la mise en scène; les cascadeurs sont époustouflants (même s’ils ont été remplacés en partie par des personnages infographiques) et les détails remarquables de rigueur…

Mais Cameron excelle dans la simplicité. Ces saynettes entre Kate et Léonardo, dépourvues d’artifices musicaux ou autres démontrent derechef l’efficacité ‘cameronnienne’. Filmez l’homme et vous trouverez les sentiments.

Un duo d’acteurs fabuleux, un projet fou, une réalisation vertigineuse, un scénario trépidant, force est d’avouer que le film vous avale et ne vous laisse faire surface qu’après ses trois heures. Oui, TITANIC est un film impressionnant, captivant, émouvant, épique… en un mot: historique! Nous, TITANIC, on y a cru et on vous le garantit, vous aussi, vous y croirez!

* Pour tout savoir sur les anecdotes référez-vous au site www.aint-it-cool-news.com

** Pour une interview de Rob Legato, responsable des effets spéciaux, cliquez ici

A propos de l'auteur

Journaliste