Equipe:
Durée: 86‘
Genre:
Date de sortie:
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

En l'an 3028 la Terre voit son anéantissement. Les survivants tombent dans les mains de leurs exterminateurs : les Drej. Seul un jeune homme possède l'ultime parade pouvant éviter l'extermination humaine à court terme. De la s'engage une folle course... blablabla... méchants ripostent... blablabla... arme suprême!...rrhaaa...

 

Notre critique:

Don Bluth est un grand opportuniste. De Disney à Warner en passant par la Paramount, la Columbia et maintenant la Fox, l’homme s’est vendu chez tous les producteurs-distributeurs avec à la clé autant d’essais que de succès aléatoires.

Le plus fatiguant dans le cinéma actuel, ce sont ses structures narratives. Détrônant au panthéon de l’agacement le montage sous testostérone ou la musique d’ambiance tonitruante (TATAMMMMMm, zbwinG!), les histoires sont de plus en plus formatées. Un coup d’oeil suffit à définir les personnages; qui sera le traître, qui le survivant, qui le mentor, etc. Dans de tels carcans, il est de plus en plus difficile de surprendre et d’emballer un spectateur de plus en plus connaisseur en la matière. Les images sont donc employées comme palliatif. Racoleuses à donf, elles doivent exploser de partout, les angles de prise de vue doivent être sculptés pour ébahir le quidam. C’est probablement dans cette optique qu’a travaillé Don Bluth (qui a déclaré honnêtement au Festival d’Annecy qu’il avait juste fait ce qu’on lui avait demandé!) mettant en avant toute une armada visuelle faite d’images de synthèse. Vaisseaux, décors, planètes, méchants extraterrestresS sont fait de bits et de bytes; les personnages principaux, eux, résultent de l’animation dite traditionnelle. Les deux procédés, alors superposés, donnent une combinaison permanente et très hétérogène des deux techniques. Ce manque flagrant d’homogénéité détruit le peu d’enthousiasme subsistant à la déconfiture scénaristique. Le reste n’est que bande son hard-rock et personnages transparents…

 

A propos de l'auteur

Journaliste