Titre français: La traque

Equipe: Jae-hong Ahn, Lee Jehoon, Sung-hyun Yoon, Woo-sik Choi
Durée: 134‘
Genre: Film de science-fiction, Thriller
Date de sortie: 27/04/2020
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Deux jeunes truands discutent d'un trafic de vêtements qu'ils voudraient faire avant de quitter une boutique d'alimentation et de partir en voiture dans un Séoul futuriste mais où règne la misère. Ils vont chercher leur troisième compère, Jun-Seok, qui sort de prison...

Notre critique:

TIME TO HUNT (La traque) était un des films de la programmation prévue du défunt BIFFF 2020. Sa sortie sur Netflix nous permet d’en profiter malgré tout et de se faire une idée de ce thriller Coréen qui se déroule dans un univers dystopique dans un futur proche.

A la différence des films made in US, TIME TO HUNT ne nous branche pas sur la révolte de jeunes gens bien sous tous rapports qui ont la volonté de sortir de leur misère en s’opposant à un régime tyrannique. Non, ici le réalisateur scénariste coréen Sung-hyun Yoon nous emmène dans un univers dystopique cradingue où ce sont les truands qui décident de s’en sortir en abusant de vrais gangsters. La dystopie n’est pas le centre de la toile dans laquelle les jeunes se trouvent piégés, elle n’est que le moteur du polar sous-jacent.

Pour sortir d’une société en délabrement, Jun-Seok et ses deux amis décident de jouer à Robin des Bois en braquant des plus truands q’eux. Evidemment, le braquage qui doit leur assurer l’entrée au paradis taïwanais, si il se déroule comme prévu, va leur attirer l’inimitié des gangsters qui tiennent la maison de jeu clandestine qu’ils ont attaquée.

Plutôt bavard, TIME TO HUNT ne lésine pour autant pas sur les scènes fortes et tendues entrecoupées par des moments qui montrent l’amitié de ces jeunes gens qui courent après le rêve d’une existence meilleure. Le rythme est bien dans la lignée des polars coréens déjà vus et la mise en scène tient parfaitement la route. Quant à l’univers dystopique, comme on l’a spécifié plus haut, il est plutôt là pour donner l’atmosphère que pour jouer un rôle essentiel dans le récit.

Les rapports de force entre le tueur à gages des gangsters et des jeunes est volontairement disproportionné mais donne au thriller une grande partie de son intérêt. Et l’introduction de quelques scènes oniriques fantasmées par Jun-Seok réussissent à donner une atmosphère presque fantastique par moment.

Une bien bonne surprise, donc, qui aurait bien évidemment mérité un accueil chaleureux au BIFFF!

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...