Titre français: Les Noces Funèbres de Tim Burton

Durée: 77‘
Genre:
Date de sortie: 25/10/2005
Cotation: **** (de ooo -restez chez vous- à **** -rdv de toute urgence au cinéma)

Au 19ème siècle, dans un village d’Europe de l’est, Victor est un jeune homme brusquement emmené au Royaume des Morts pour épouser une mystérieuse et défunte Mariée tandis que sa future femme, en chair et en os, l’attend parmi les vivants. Bien que la vie au Royaume s’avère étonnement plus colorée que la morne éducation Victorienne qu’il a reçu, Victor réalise que rien au monde ne pourra l’éloigner de la femme qu’il aime réellement...

Douze ans après son fabuleux NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS, Tim Burton revient à ses premières amours et signe en compagnie de Mike Johnson un CORPSE BRIDE dans la digne lignée de son prédécesseur… un peu trop peut-être!

Si de prime abord, on est ébloui par les qualités techniques et la fluidité de ce dernier film réalisé en stop motion, très vite l’histoire nous paraît familière. Et pour cause… Issu d’un conte russe, le récit de CORPSE BRIDE emprunte énormément à la structure narrative des aventures de Jack Skellington. Même double univers, même croisement de ceux-ci, même types de numéros musicaux, même évolution. Il est d’autant plus regrettable dès lors que si la technique a fait d’énorme progrès en matière de stop-motion, la réalisation soit aussi étouffée. Alors que dans NIGHTMARE… on en avait plein les mirettes, ici on regrette le manque de débordement (même s’il est justifié par l’histoire). N’empêche… Il manque une séduction instantanée, une immédiateté que l’on ne retrouve pas. La musique est délicate, mais ne percute pas. La mise en scène est belle mais trop sage. La caractérisation des personnages est adroite mais sans surprise.
Mais ces doléances ne viendront pas à bout de l’univers que Burton, un univers si riche et poétique qu’il est judicieux de voir un auteur creuser encore et toujours le même sillon. Puisse celui-ci être sans fin… Car THE CORPSE BRIDE reste avant toute chose un beau moment de cinéma emprunt de romantisme et de noirceur, une belle respiration en regard des productions actuelles.

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