Equipe: Abbie Cornish, Frances McDormand, Martin McDonagh, Sam Rockwell, Woody Harrelson
Durée: 115‘
Genre: Drame policier et psychologique
Date de sortie: 10/01/2018
Cotation: **** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Lorsque Mildred passe en voiture devant les trois panneaux publicitaires à l’entrée de sa ville, Ebbing, dans le Missouri, elle a soudain un éclair de génie ou une idée diabolique (c’est selon) qui la pousse rapidement à franchir les portes de l’agence publicitaire en charge de ces panneaux. Elle décide de mettre sur ces affichages un message clair à l’attention de la police de sa ville...

Notre critique:

Pour son troisième film, Martin McDonagh se devait de faire un carton puisque le dicton “jamais deux sans trois” s’applique magnifiquement à ce réalisateur/scénariste qui nous avait déjà emballés avec SEVEN PSYCHOPATHS ou le déjanté IN BRUGES.

On ne pouvait qu’attendre de ce talentueux conteur d’histoire de réussir à nous sortir de son chapeau un scénario à la fois drôle, émouvant, dramatique et original. Et cela tombe bien puisque THREE BILLBOARDS OUTSIDE EBBING, MISSOURI est tout cela à la fois. Ce qui explique d’ailleurs sans aucun doute son quadruple hit aux Golden Globes en ce début d’année 2018!

Three Billboards outside Ebbing in Missouri

Sur un scénario que ne renierait pas les frères Coen, THREE BILLBOARDS OUTSIDE EBBING, MISSOURI se paie le luxe de réussir ce que peu de films arrivent à faire: nous faire basculer du rire aux larmes vers les larmes tout court en moins de temps qu’il n’en faut pour cligner des yeux! Tout cela en réussissant l’immense gageure de proposer des thématiques intéressantes et provocantes (perte d’un être cher, vengeance, manipulation, …).

Et l’histoire est une chose, mais elle ne serait rien sans des personnages plus vrais que nature, affichant leurs faiblesses dans des actions désespérées et leurs forces dans des combats difficiles. Tous les interprètes sans exception sont justes, mais Frances McDormand (muse des frères Coen, HAIL CAESAR!, BURN AFTER READING, FARGO) domine l’ensemble dans le personnage principal de cette mère meurtrie et combattive.

Cerise sur le gâteau, la bande son de Carter Burwell (encore un habitué des frères Coen) vient en support d’une mise en scène au cordeau qui s’attache à tous les détails pour mieux servir un récit d’une originalité rare. On peut dire sans hésiter que l’année 2018 commence sous de très bons auspices.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...