Equipe:
Durée: 90‘
Genre:
Date de sortie: 24/12/2002
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Julia Lund est une jeune étudiante brillante, son petit ami l'adore et une carrière prometteuse en psychologie l'attend. Bref sa vie est presque parfaite jusqu'à ce qu'un soir Billy son ami d'enfance lui téléphone. Désespéré et complètement terrifié, lui tenant des propos incohérents, il lui demande de le rejoindre au plus vite pour l'aider. A son arrivée, la jeune femme va être victime d'un événement traumatisant qui ne va pas tarder à réveiller en elle ses cauchemars d'enfant. Elle va bientôt réaliser que ses angoisses et sa peur du noir pourraient avoir des causes bien plus réalistes et dangereuses qu'elle ne le pensait.

Notre critique:

Ah ces bonnes vieilles peurs de l’enfance! Que celui ou celle qui n’a jamais regardé dix fois sous son lit avant d’aller se coucher ou fait une véritable comédie à ses parents pour laisser la lumière allumée et la porte ouverte me jette le premier « clic ». Et si les films d’horreur et d’épouvante se gavent d’ailleurs grassement de nos angoisses de môme pour tenter de nous filer les chocottes, pour le coup THEY prend littéralement la formule quelque que peu éculée au pied de la lettre. Peur du noir, bruits bizarres et vilains monstres dans le placard revenant ici hanter les mouflets devenus adultes. Ajoutez-y une jolie héroïne aux cris stridents, des gros orages avec tout plein de pluie, le coup de la panne de voiture en rase campagne et de la lampe torche qui s’éteint au mauvais moment et vous obtenez le petit film d’horreur spécial fêtes, pas très digeste tant l’étiquette semble périmée et le scénario expédié.

Inutile de vous laisser pas berner par le prestigieux emballage « WES CRAVEN presents », ce dernier n’est nullement intervenu dans le film. La tromperie sur la marchandise venant du fait que le film est produit par Dimensions Films, les mêmes studios que la série SCREAM et spécialistes du slasher movie. Après un remarqué HITCHER qui tout de même commence à sérieusement dater et deux ou trois bricoles rapidement distribuées en vidéo mais surtout un longue traversée du désert, Robert Harmon tente ici de sortir du tunnel de l’oubli en s’essayant à nouveau au genre frissons. Oui mais voilà, parole de pétocharde de première, si mon fauteuil a pu trembler au cours de la séance ce n’est malheureusement dû qu’à un boulon de ce dernier mal vissé et des tortillements d’ennui de ma part. Pas même à hurler de rire, THEY est horrible certes, mais pas comme je l’imaginais.

A propos de l'auteur

Journaliste

Journaliste