Equipe: Adamo Dionisi, Alessandro Tonda, Clotilde Hesme, Davide Orsini, Djemel Barek
Durée: 85‘
Genre: Drame
Date de sortie:
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Des jeunes discutent dans un bus en allant à l'école à Schaerbeek, Bruxelles. A peine entrés dans le hall, les élèves tombent sous des coups de feu tirés par de jeunes armés hurlant des slogans islamistes avant que l'un d'entre eux se fasse eploser...

 

Notre critique:

Démarrant sur un long plan séquence qui se termine de façon plutôt saisissante, THE SHIFT, co-production belgo-italienne, frappe fort d’emblée capitalisant sur une des peurs ressentie en Belgique suite aux attentats de 2016: la possibilité d’une attaque terroriste dans une école.

La caméra est fluide, dynamique, portée à l’épaule et filmant l’action au plus près. La mise en scène renforce l’urgence et maximise l’impact du scénario. Transposant presque directement le récit depuis l’extérieur vers un lieu clos (l’ambulance), le scénario est plutôt malin jouant sur les rapports entre l’enfermement et la réactivité du milieu extérieur face à l’attentat.

Belle visite guidée de Bruxelles, THE SHIFT, présenté en avant-première internationale au Brussels International Fantasy Film Festival (BIFFF), est avant tout vrai suspense à l’intérieur d’un drame de société. La relation parent/fils terroriste est abordée mais n’est pas le point central de l’histoire qui reste une enquête policière en parallèle avec le risque que fait courir le jeune terroriste dans l’ambulance.

Second assistant réalisateur sur bon nombre de séries italiennes (dont la célèbre « Gomorra »), Alessandro Tonda -dont c’est le premier long-métrage- maitrise bien le rythme et la narration et ne sombre jamais ni dans le voyeurisme ni dans la facilité même si on peut lui reprocher de temps en temps des images plus faciles et plus explicites que d’autres.

Côté casting, les interprètes sont très crédibles et bien imprégné de leur rôles. Mais c’est Clotilde Hesme dans le rôle d’Isabelle qui porte réellement l’émotion tout du long. Celle qu’on a vu dans CHOCOLAT et dans le série « Lupin » aux côtés d’Omar Sy  a une belle palette d’émotions et la fait très bien passer.

Une très bonne surprise donc en ce début de BIFFF qui laisse augurer d’une bonne année de Festival!

 

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...