Titre français: Salton Sea

Equipe:
Durée: 103‘
Genre:
Date de sortie: 03/12/2002
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Après le meurtre de sa femme, un jazzman dérive dans un monde où rien ne semble être ce qu'il est.
A la recherche de rédemption, il sert d'indic aux Tanner et Garcetti qui tentent de coincer le plus puissant baron de la drogue, le dangereux Pooh-Bear. Alors qu'on le traite comme un appât superflu, ce dernier mûrit des projets bien à lui.

Notre critique:

Alors que le Concorde met environ deux bonnes heures pour traverser l’atlantique, c’est non sans peine que le premier film de D.J Caruso a mis près de deux bonnes années pour arriver dans nos contrées éloignées, la Warner l’ayant comme qui dirait oublié au fond d’un placard. Cela aurait été dommage pour au moins deux bonnes raisons, d’abord parce que SALTON SEA (le point le plus bas des Etats-Unis) de par son titre a le mérite de nous faire un petit rappel géographique et aussi mais surtout parce que ce film nous donne l’occasion de prendre des nouvelles de ce bon vieux Val Kilmer qui décidément de film en film n’en finit pas d’essayer de nous convaincre qu’il est le roi du déguisement. Panoplie bad cave, coupe pétard, tatoué de long en large, cette fois-ci c’est dans le monde interlope des dealers barges et des drogués déjantés qu’il décide de traîner sa moue boudeuse. Et il faut dire qu’il ne ménage pas sa peine puisque non content de nous faire le coup du jazzman talentueux et plein d’avenir (c’est le dossier de presse qui le dit) qui se transforme en junkie hanté par ses souvenirs et perpétuellement défoncé, pour mieux nous faire gober tout ça (euh pardon, nous faire revivre les circonstance de sa descente aux enfers), sa voix sert de moteur narratif à l’histoire.

Le but du jeu voudrait donc qu’à l’écoute des ses murmures monocordes et au regard des flash-back tantôt longuets et mièvres tantôt speedés et à deux doigts du ridicule, nous, brave spectateur compatissant, cherchions à comprendre les motivations de son personnage pour en arriver à cette pauvre vie là. Oui mais voilà, l’incohérence du scénario plus que poussif, les ruptures de ton, la morale douteuse voire réactionnaire de l’histoire sans compter les vilains pompages « Tarantiniens » sauce TRAINSPOTTING, rendent rapidement le tout fort lourd, pas très subtil et surtout très peu crédible. Du coup pour le côté émotion sur le destin tragique du héros on repassera. Tout cet amalgame de clichés qui tente de nous séduire avec de la poudre aux yeux ressemble drôlement à un truc faisandé chic et toc pas même distrayant à moins qu’une reconstitution de l’assassinat de Kennedy avec des pigeons puisse vous faire encore hurler de rire. Bref juste un mauvais délire à rapidement oublier.

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Journaliste

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