Titre français: Le Cercle

Equipe: Brian Cox, Gore Verbinski, Martin Henderson, Naomi Watts
Durée: 110‘
Genre: Film d’'horreur
Date de sortie: 04/02/2003
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Rachel Keller est journaliste. Aussi lorsque sa nièce meurt dans d'étranges circonstances et que la meilleure amie de celle-ci sombre dans la folie, Rachel, en vraie professionnelle, se lance dans une enquête qui va l'amener à visionner une cassette vidéo maléfique et avancer à grands pas vers sa mort...

Notre critique:

Tous ceux qui ont vu RINGU d’Hideo Kanata se souviennent de ce film angoissant au possible, qui, avec le minimum d’effets, nous faisait frissonner et nous conduisait peu à peu vers des sommets de frayeur. Quoi de moins surprenant, alors qu’Hollywood s’intéresse plus que jamais à l’Asie (John Woo, Jackie Chan, Jet Li et bien d’autres en sont les preuves vivantes), que de voir quelques années après l’Amérique s’emparer du sujet pour en faire une nouvelle version.

Bien sûr l’implantation dans un univers occidental plus proche de nous enlève bien évidemment pas mal du mystère qui entourait l’original. Les dialogues renforcés, plus explicites, et les images enregistrées sur la cassette, beaucoup moins énigmatiques, ne font que confirmer que, l’occident, et surtout l’Amérique, privilégie le dit plutôt que le non-dit. On ne lutte pas contre sa culture…

Ceci étant clarifié, le film de Gore Verbinski (MOUSE HUNT, THE MEXICAN) bénéficie incontestablement d’une mise en scène soignée, réglée pour que la montée de l’angoisse soit la plus indicible possible. L’absence de relief et le peu de lumière dans les images montre que Verbinski a voulu respecter dans la mesure du possible le film original, et c’est tout à son honneur! Ainsi le film ne se précipite pas, respectant un timing lent (à l’encontre de ce que nous offre habituellement Hollywood) et une montée de l’angoisse, propre au récit…

Enfin, Naomi Watts (remarquée pour son excellente prestation dans MULHOLLAND DRIVE), dans le rôle de Rachel, parvient à passer d’un personnage barré de certitudes à quelqu’un de fragile. Elle confirme ainsi tout le bien que l’on pensait d’elle et ajoute encore à la crédibilité de ce remake…

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...