Equipe:
Durée: 99‘
Genre:
Date de sortie: 15/12/1998
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Moïse, fils adoptif du pharaon, promis à une noble destinée, préfére quitter le monde doré qui était le sien pour des raisons d'intégrité morale. Avec l'aide du Tout-Puissant, il devient le guide du peuple juif dont il était issu et le libére du joug de l'esclavage en déchaînant sur l'Egypte quelques plaies bien senties!

Notre critique:

Rarement nos écrans furent inondés d’autant de dessins animés que ces dernières semaines. Après les images de synthèse de ANTZ des studios Dreamworks, après les chinoiseries de MULAN des studios Disney, voici les bondieuseries du PRINCE D’EGYPTE, à nouveau des studios Dreamworks.

En 99 minutes, durée exceptionnellement longue pour un long métrage d’animation, le studio de Spielberg, Katzenberg et Geffen nous donne sa version de l’histoire. A l’évidence, Dreamworks n’a pas ciblé le public enfantin et affiche des ambitions nettement plus élevées. La réalisation est superbe et se démarque nettement des productions Disney. Le style du dessin est des plus réalistes et le découpage n’hésite jamais à laisser le temps au spectateur de détailler la magnificence des décors. Les scènes contemplatives succèdent aux scènes alertes sur un rythme qui ne nous est absolument pas familier. Et c’est très bien comme cela.

Malheureusement, ces qualités rythmiques et esthétiques sont contrebalancées par l’option d’avoir fait du PRINCE D’EGYPTE une comédie musicale. Les scènes clés sont chantées. Une vieille habitude de l’ami Jeffrey Katzenberg, qui avait étrenné la méthode chez Disney avec LA PETITE SIRENE, LA BELLE ET LA BETE ou LE ROI LION. Dans le cas présent, cette option s’accorde très moyennement avec un récit peu porté sur la gaudriole, d’autant que rien ne ressemble plus à une chanson de dessin animé supervisée par Katzenberg qu’une autre chanson de dessin animé supervisée par Katzenberg.

Une autre faiblesse est le choix de l’histoire: certes, la destinée de Moïse est riche en rebondissements, mais, racontée au pied de la lettre, c’est-à-dire sans recul ni perspective, il s’en dégage une impression d’ennui qui n’est pas sans rappeler les cours de catéchisme que l’on suivait en boudant lorsque nous étions enfants.

LE PRINCE D’EGYPTE est donc une demi-réussite qui a toutefois l’énorme avantage de montrer que l’on peut faire autre chose que du Disney en matière de dessin animé. Ouf!

A propos de l'auteur

Journaliste