Titre français: Pentagon Papers

Equipe: Josh Singer, Liz Hannah, Meryl Streep, Sarah Paulson, Steven Spielberg, Tom Hanks
Durée: 116‘
Genre: Drame biographique
Date de sortie: 24/01/2018
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Vietnam, 1966. Des soldats américains se déplacent en silence dans la jungle lorsque soudain ils sont attaqués, une attaque faisant de nombreux blessés et des morts. Dan est sur place en tant qu’observateur pour la Défense. Et ses conclusions sont claires: les américains ne progressent plus dans cette guerre. Mais visiblement, le département de la défense ne tient pas à entendre les conclusions, obligeant Dan à prendre des mesures et à voler des documents pour les donner à la presse.

Notre critique:

Avec 9 mois entre l’écriture du script et le clap de fin de tournage, THE POST est un film fait dans l’urgence par un Steven Spielberg (THE BFG, BRIDGE OF SPIES) qui souhaitait faire un parallèle entre sa thématique et les “fake news” chères à Donald Trump.

Pré-watergate, ce mensonge justifiant une guerre coûteuse en vies humaines préfigure les nombreux scandales qui suivront, un des derniers en date étant celui des armes de destructions massives qui avait justifié la guerre du Golfe. Edifiant et toujours historiquement intéressant, ce type de film, à l’instar d’un ALL THE PRESIDENT’S MEN, met en évidence l’importance de la liberté de la presse dans un monde de plus en plus contrôlé, mais aussi l’importance des “whistle blower” à l’image d’un Snowden.

Côté mise en scène, THE POST a sans conteste la Spielberg touch avec un rythme effréné allié à une sureté dans tous les plans, un choix parfait des positions de caméra et de la profondeur des plans.

Et bien sûr, THE POST bénéficie aussi du carnet d’adresses de Spielberg et donc d’acteurs solides et confirmés, surtout avec des délais aussi courts, pour assurer dans tous les plans difficiles. Cette cinquième collaboration avec Spielberg pour Tom Hanks (THE CIRCLE, INFERNO) lui donne l’occasion de montrer à quel point il est un acteur à l’aise dans ce type de rôle. Meryl Streep (FLORENCE FOSTER JENKINS) rencontre pour la première fois Spielberg mais met toute sa détermination dans ce personnage féminin dans un monde d’homme.

Bon film, bonne interprétation, excellent réalisateur, certes, tout cela fait du bon divertissement mais qui ne sort pas forcément du lot des films “dénonciateurs” que nous avons vu depuis les années 70.

Vous aimerez peut-être:

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...