Titre français: The Patriot: Le Chemin De La Liberté

Equipe:
Durée: 164‘
Genre:
Date de sortie: 22/08/2000
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La guerre, Benjamin Martin la connaît pour l'avoir déjà cotoyée à deux reprises. Aussi, lorsque sa patrie se rebelle contre l'oppresseur anglais, ce père de famille nombreuse ne prend pas les armes, espérant ainsi épargner les siens de la barbarie des hommes. Le hasard lui donne tort: sa maison est brûlée et un de ses fils lâchement abattu par l'impitoyable Colonel Tavington. Benjamin entame donc une guerre personnelle, animé par la rage de vengeance et par le dégoût. Il crée une milice qui aura vite fait de désorganiser les Anglais.

Notre critique:

La grosse production de cette fin d’été débarque sur nos écrans sous la bannière tristement célèbre de Roland Emmerich (INDEPENDENCE DAY, GODZILLA). Si l’Allemand émigré au pays de l’oncle Sam a mis ses ambitions science-fictionesques de côté, il n’a pas abandonné son discours patriotique gras de ridicule et d’emphase. Pendant plus de deux heures (presque trois, en fait), il nous gave de sa morale Mc Donald jusqu’à nous éclater l’estomac. L’homme est un faiseur qui s’y connaît pour calibrer ses produits pour la grande consommation: il base donc son pamphlet insupportable sur un scénario tragique qui mouillera les mouchoirs des filles et enrobe le tout de scènes d’action qui humidifieront les dessous de bras des garçons.

rn

Certes, on prend un certain plaisir devant les grandes scènes de combat, des rangées de soldats (de synthèse) se tirent dessus à moins de quinze mètres. Certes, le rythme du film est soutenu. Certes, la guerre d’indépendance des Etats-Unis a un potentiel cinématographique indéniable. Mais…

rn

Mais flûte! Voici cinq ans que ce réalisateur tâcheron nous ressert ses refreins patriotiques grand-guignolesques à grands coups de budgets surgonflés, de débauches d’effets spéciaux et de stars internationales (mais que fait donc Mel Gibson dans cette galère?). Tant de moyens mis en oeuvre dans le seul but de gratifier l’ego de l’Américain moyen, nous, on dit définitivement non.

rn

Et vous?

A propos de l'auteur

Journaliste