Titre français: La Malédiction

Equipe:
Durée: 110‘
Genre: Film d’'horreur
Date de sortie: 05/06/2006
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le Vatican est en pleine effervescence: tout indique que la Prédiction du Livre des Révélations qui veut que l'Apocalypse débute avec l'Incarnation de Satan sur la Terre, doit se réaliser dans les tous prochains jours.
Robert Thorn, diplomate américain en poste à Rome, est soulagé de pouvoir annoncer à sa femme qui se réveille dans la salle de travail, qu'après de nombreuses tentatives infructueuses, elle a enfin pu donner naissance à un fils.
Mais, au fur et à mesure que Damien grandit, il devient évident qu'il s'agit d'un enfant hors du commun. Autour de lui, les morts mystérieuses et les avertissements les plus sinistres se multiplient.
Thorn réalise bientôt que la naissance de son fils, à la 6ème heure du 6ème jour du 6ème mois, n'est sans doute pas due au hasard et qu'elle cache le plus terrifiant des secrets...

Notre critique:

Mais que diable fait donc Satan? Comment Belzébuth peut-il laisser faire un remake d’aussi piètre facture? Car hormis une sortie le 06-06-06, base de toute la campagne marketing, le film en lui même ne vaut pas tripette…

Et il semble que la malédiction du réalisateur John Moore soit de devoir hériter des remake (il sort de celui de THE FLIGHT OF THE PHOENIX) et d’en faire de pâles copies. Tout le monde s’accordera sur le fait que, si le premier film de 1976 n’était pas une des oeuvres majeures du cinéma de genre, il n’en restait pas moins un film solide, maîtrisé par un Richard Donner qui avait alors fait ses preuves durant de longues années à la télé (KOJAK, LES RUES DE SAN FRANCISCO, L’HOMME QUI VALAIT TROIS MILLIARDS), et servi par une brochette d’interprètes, Gregory Peck, Lee Remick ou David Warner qui arrivait à rendre crédible à peu près n’importe quelle scène d’angoisse.

Ici, on assiste hélas seulement à une copie quasi conforme du premier opus avec des acteurs qui ont peine à y croire -même Pete Postlethwaite (USUAL SUSPECTS) en père Brennan se demande ce qu’il fait là-, exception faite sans doute de la « vétérante » du genre Mia Farrow qui semble s’amuser comme une petite folle en gardienne de l’Antéchrist. La mise à jour des pires malheurs annonciateurs de la venue de l’Antéchrist (le traité de Rome???, le 11 septembre, l’accident de la navette Columbia, etc) par rapport au premier film sont du plus grand ridicule et deviennent les seuls moments de franche rigolade d’un film qui ne fera plus peur à personne…

Ah, et si vous vous demandez ce qu’est devenu le premier interprète de Damien, Harvey Stephens, qui avait 6 ans à l’époque (il a maintenant 36 ans soit 6×6), il joue dans THE OMEN 2006 un petit rôle de journaliste… Sinon à part ça, sa carrière cinématographique a fait long feu… Quelle malédiction!

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...