Titre français: Casse-Noisette et les Quatre Royaumes

Equipe: Helen Mirren, Jayden Fowora-Knight, Joe Johnston, Keira Knightley, Lasse Hallström, Mackenzie Foy, Morgan Freeman
Durée: 100‘
Genre: Film fantastique
Date de sortie: 31/10/2018
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Tout ce que souhaite Clara, c’est une clé. Une clé unique en son genre, celle qui ouvrira la boîte contenant l’inestimable cadeau que sa mère lui a laissé avant de mourir. À la fête de fin d’année organisée par son parrain, Drosselmeyer, Clara découvre un fil d’or qui la conduit jusqu’à cette précieuse clé … mais celle-ci disparaît aussitôt dans un monde étrange et mystérieux. C’est dans ce monde parallèle que Clara va faire la connaissance d’un soldat nommé Phillip, d’une armée de souris, et des souverains de trois Royaumes: celui des Flocons de neige, celui des Fleurs et celui des Friandises. Pour retrouver cette clé et restaurer l’harmonie du monde Clara et Phillip vont devoir affronter la tyrannique Mère Ginger qui vit dans le quatrième Royaume, le plus sinistre d’entre tous...

Notre critique:

THE NUTCRACKER AND THE FOUR REALMS (Casse-Noisette et les Quatre Royaumes) est un conte, un ballet adapté des dizaines et des dizaines de fois. On peut donc dire que Casse-Noisette est bien ancré dans notre culture. Rendu populaire grâce à Tchaïkovski, il ne faudrait pas oublier qu’il s’agit bien d’un conte écrit environ 80 ans auparavant qui est l’origine de cette histoire. Ce n’est donc pas étonnant que Disney s’en soit emparé afin de proposer sa propre version. Tout le contenu traditionnel est là: des enfants, un monde magique, Noël, quasiment la base de Disney! C’est un duo de réalisateurs, composé de Lasse Halström et Joe Johnston, qui s’est chargé de mettre tout cela en place et voici le résultat.

Le film est une adaptation du conte original et non pas du ballet de Tchaïkovski bien qu’un hommage lui soit rendu avec l’utilisation de la musique ainsi que le fait qu’un ballet soit donné durant le film. Il est question de la petite Clara qui va passer le réveillon de Noël chez son parrain qui donne une grande fête. Après avoir reçu avant le départ pour la soirée un mystérieux cadeau de sa mère décédée, Clara se met en tête de trouver la clé qui lui permettra d’ouvrir le cadeau en question. Pour ce faire, son parrain pourrait lui être d’une grande aide. Lors de cet événement, des cadeaux sont offerts aux enfants présents. Pour trouver son cadeau, chaque enfant doit suivre un fil à son nom. Celui de Clara va la mener dans le monde féérique des Quatre Royaumes, un monde dans lequel elle aura un rôle primordial à jouer.

D’un point de vue strictement narratif, on ne peut pas dire que THE NUTCRACKER AND THE FOUR REALMS (Casse-Noisette et les Quatre Royaumes) regorge de surprises tant le récit est connu de tous ou presque. Mais ce n’est finalement pas le plus important. Ce qui importe ici, c’est la manière avec laquelle l’histoire est racontée. Il faut du dynamisme, un peu d’action, de l’enchantement, de l’excitation, de la peur. Tous ces ingrédients, dosés de la bonne façon, sont supposés conquérir les cœurs du public, du jeune public avant tout, mais aussi celui des adultes. Le personnage de Clara est charismatique, grâce à sa jeune interprète, la formidable Mackenzie Foy (TWILIGHT, INTERSTELLAR) bien entendu mais c’est surtout grâce à ses traits de caractères. Elle est volontaire, ingénieuse, débrouillarde, intelligente. C’est l’héroïne parfaite, qui plaira tant aux filles qu’aux garçons.

Malgré son classicisme dans le récit, sa structure ou les traits de ses personnages (joués dans l’excès juste comme il faut par, entre autres, Jayden Fowora-Knight, Keira Knightley, Morgan Freeman ou encore Helen Mirren), l’histoire se suit facilement et avec plaisir. La raison pour laquelle le public sera certainement conquis repose sur le monde féérique et sa reproduction à l’écran. Et bien qu’il soit basique -il y a quatre royaumes situés autour d’un château qui les gouverne tous- d’un point de vue strictement visuel, cela reste très efficace. C’est facile à comprendre pour les enfants et de par l’incongruité de la chose, cela renforce le côté conte et merveilleux. Les effets spéciaux sont corrects et feront peut-être grincer des dents les puristes, mais, pour le commun des mortels, cela fait le travail. Qui dit conte dit forcément couleurs vives. Avec des royaumes comme celui des fleurs, de la glace ou encore des bonbons, il ne pouvait qu’y avoir une touché colorée mais froide également, qui n’est pas sans rappeler la période durant laquelle se déroule le récit, l’hiver.

Le fait que Disney sorte ce film de Noël à la Toussaint est étrange car cela aurait fait une sortie parfaite en des temps enneigés. La magie de Disney opère une fois encore et fait d’autant plus plaisir qu’on a la sensation de retrouver un Disney classique qu’on semblait avoir un peu perdu depuis quelques temps. Ce n’est évidemment pas le film de l’année, ni probablement le meilleur film Disney de l’année mais il bénéficie d’un charme indéniable qui devrait lui assurer un certain succès en salles.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.