Titre français: La Neuvième Porte

Equipe:
Durée: 132‘
Genre:
Date de sortie: 24/08/1999
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dean Corso est un chercheur un peu particulier: il traque les livres rares pour des acheteurs fortunés. Sans scrupules, intelligent, cultivé, Dean est contacté par Boris Balkan, éditeur-collectionneur, féru de livres de démonologie, qui souhaiterait retrouver les deux derniers exemplaires du livre satanique intitulé " Les Neuf Portes du Royaume des Ombres" pour les comparer à son exemplaire. Dean Corso relève le défi et se lance alors dans une lutte indicible contre le mal...

Notre critique:

Si la grande époque cinématographique de Roman Polanski a toujours été riche en mystères (REPULSION), en histoires paranoïaques (LE LOCATAIRE) ou diaboliques (ROSEMARY’S BABY), l’univers de ses derniers films avaient quelque peu quitté ses sentiers favoris (LUNE DE FIEL, LA JEUNE FILLE ET LA MORT). Avec THE NINTH GATE, on pouvait donc s’attendre à une bonne surprise vu le sujet. Hélas, le détachement trop grand de Polanski pour ses personnages mais aussi le manque de cohésion dans le style général enlève au film une partie de son attrait. Polanski semble avoir hésité entre un gothique type années 60 et une ironie décalée, genre THE FEARLESS VAMPIRE KILLERS (le final avec Frank Langella en est le meilleur exemple), hésitation qui est heureusement compensée par une distillation de l’angoisse bien maîtrisée (mais très prévisible) durant les 132 minutes que dure le film.

Du côté interprétation, il n’est pas difficile de voir que Johnny Depp est décidément un des grands acteurs de cette époque, tant il se fond dans son personnage sans aucune difficulté apparente. Côté féminin, tant Lena Olin que Emmanuelle Seigner (même si son rôle est très limité) sont au diapason diabolique. Seul Langella (DRACULA 79) n’est pas aussi inquiétant que l’on pourrait le souhaiter.

En définitive, le côté années 60-70 du film plaira à certains et en agacera profondément d’autres qui ne goûteront pas, loin s’en faut, cette touche du passé qu’a voulu glisser Polanski dans cette histoire diabolique par trop conventionnelle…

On attend donc son prochain.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...