Equipe: Chloe Grace Moretz, Desiree Akhavan, Quinn Shephard, Steven Hauck
Durée: 88‘
Genre: Drame
Date de sortie: 16/06/2020
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Des adolescents assistent au catéchisme à l'Eglise. Le père leur fait un prêche sur les dangers du malin... Cameron, jeune ado lesbienne adoptée dans une famille chrétienne, écoute sans vraiment se sentir concernée et quitte l'Eglise en compagnie de son amie, Coley, pour rentrer chez elle.

Notre critique:

Aborder la sexualité au cinéma n’est jamais une chose facile, et aborder l’homosexualité non plus. Le plus difficile étant sans aucun doute de ne pas tomber dans le voyeurisme, la moquerie ou le graveleux.

L’ex présidente de la Queer Palm à Cannes (en 2015), Desiree Akhavan, réalisatrice et scénariste de THE MISEDUCATION OF CAMERON POST, évite tous les écueils de ce type de film. Elle aborde l’homosexualité par le point de vue de la religion, ce qui lui permet de montrer l’intolérance côté religieux tout en confrontant le personnage de Cameron avec sa propre sexualité (notamment via des séquences oniriques).

Et la réalisatrice joue également sur un autre tableau en plongeant Cameron dans un centre (ou plutôt une communauté religieuse) sensé « désintoxiquer » les jeunes atteints de ce mal que la religion réprouve. Ce faisant, elle donne une autre dimension à sa thématique et parvient aussi à en assurer la cohésion tout au long du film. Elle ne s’écarte jamais de son sujet et aborde ainsi toutes les facettes de l’homosexualité au travers des différents personnages du centre.

Mis en scène de façon très rythmé, THE MISEDUCATION OF CAMERON POST fait magistralement évoluer tous ses personnages, les faisant grandir sans que jamais ils ne perdent leur âme.

Et c’est la toujours surprenante Chloe Grace Moretz (GRETA, SUSPIRIA) qui personnifie Cameron, figure centrale de ce drame, personnage lucide si il en est, qui fait preuve de clairvoyance à la fois sur elle-même mais aussi sur le monde qui l’entoure.

Seule ombre au tableau d’un film qui a beaucoup de mérite, THE MISEDUCATION OF CAMERON POST manque parfois, sur certains sujets abordés, d’un véritable impact, d’une véritable portée qui aurait pu emporter l’adhésion complète du spectateur. On reste parfois sur sa faim sur certaines discussions entre les différents protagonistes qui mériteraient d’être plus appuyées…

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...