Titre français: Les Messagers

Equipe:
Durée: 91‘
Genre:
Date de sortie: 01/05/2007
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Fuyez la ville, la pollution et les embouteillages, qu'ils disaient! Déménagez à la campagne, profitez des grands espaces et de l'air pur! De grandes propriétés, entourées de champs de tournesol, vous tendent les bras pour un prix modique. Bien évidemment, il vous faudra mettre la main au marteau afin de retaper le tracteur et la bicoque, mais ne vous inquiétez pas, moyennant un salaire de misère et une place au chaud, de nombreux travailleurs en noir seront prêts à vous prêter main forte! Et ne vous inquiétez pas pour les fantômes qui harcèlent vos enfants, ils sont bien inoffensifs en regard des meurtriers qui rôdent dans le coin... Denise et Roy Solomon, Jess leur fille ado et Ben le cadet, succombent aux sirènes des agences immobilières et déménagent en rase campagne. Leur famille va être mise à rude épreuve!

 

 

Notre critique:

Enième réalisateurs à s'essayer au cinéma hollywoodien, les frères Pang (THE EYE) signent ce film de fantômes fort classique. Ecrit au dos d'une capsule de bière un soir de neurones englués dans la bière par Todd Farmer, auteur de JASON X, THE MESSENGERS ressemble à tout ce qui a déjà été fait, et franchement pas en mieux.

Successions de scènes de (souvent faux) suspense, histoire basique, péripéties téléphonées (et enregistrées sur le répondeur avant le début du film), message sirupeux à souhait, nous voilà face à un film de commande sans ambition que les producteurs tentent vainement de booster en l'offrant à des réalisateurs venus d'Asie. Les frères Pang, ne pouvant refuser l'offre, recyclent leur savoir-faire horrifique dans ce marshmallow gluant de bons sentiments et s'empêtrent dans leurs plus mauvais tics. Ils alignent de grands effets, mais n'ont pas de matière scénaristique à défendre. Résultat, à l'arrivée, la réalisation est ampoulée et le film long. Long et ennuyeux.

La preuve par le navet que l'oncle Sam a un sacré tour de main pour pervertir les cinéastes étrangers.

 

A propos de l'auteur

Journaliste