Titre français: Seul sur Mars

Equipe: Drew Goddard, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Matt Damon, Ridley Scott
Durée: 141‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 07/10/2015
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Sol 18. Lors d'une mission sur Mars, une gigantesque tempête oblige le commandant Melissa Lewis et son équipage de s'en aller d'urgence laissant pour mort derrière eux, Mark Watney, leur coéquipier botaniste...

Notre critique:

On ne peut pas dire que les deux derniers Ridley Scott avaient laissé un souvenir impérissable dans la mémoire des spectateurs: THE COUNSELOR était un film au très beau casting mais au scénario déjà-vu et son EXODUS: GODS AND KINGS avait laissé des larmes plus qu’amères dans les pupilles des fans du  réalisateur d’ALIEN.

En attendant son retour sur ALIEN: PARADISE LOST en 2017, on pouvait sérieusement se demander si cet excellent réalisateur de blockbusters malins allait revenir sur le devant de la scène et surtout avec quel sujet? Alors pourquoi pas un film qui se passe dans l’espace, sur une planète pas si loin mais encore inexplorée? Finalement, n’est-ce pas la marque de fabrique de Scott?

Et voilà donc qu’il se penche sur l’adaptation d’un roman à succès de Andy Weir par le scénariste Drew Goddard (qui nous a donné quelques perles originales de script ces dernières années: CLOVERFIELD, THE CABIN IN THE WOODS ou encore WORLD WAR Z), THE MARTIAN. Si le roman est excellent, il est aussi casse-gueule vu l’abondance de détails techniques que distille son auteur sur un peu plus de 400 pages de suspens.

Et c’est là que Goddard réussit le tour de force de transformer les descriptions en images, d’éviter de se perdre dans les pensées en voix-off de Mark Watney – Matt Damon, le martien, de faire passer de l’humour quand il faut et du suspens quand il faut aussi, tout en faisant un film à la gloire d’une humanité bricoleuse et inventive qui, quand elle arrête de se taper sur la g…, finit par presque être intelligente.

Sur ce récit simplifié, c’est toute la maestria d’un Ridley Scott qui peut s’exprimer au travers d’une mise en scène choc (le début et la fin du film en sont de beaux exemples) et d’images parfaitement maîtrisées, chapeau bas, Mr. Ridley!

Bon, bien sûr, le gommage de la tempête présente dans le roman lors du voyage vers la capsule de sauvetage, ou encore l’affreuse et irréaliste simultanéité finale de l’action sur Mars et du direct sur la Terre auraient pu être évitées, mais dans l’ensemble, THE MARTIAN, blockbuster avec de l’émotion, du divertissement, annonce donc le grand retour de Ridley Scott, ce qui nous promet sans doute un ALIEN plus qu’intéressant en 2017.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...