Equipe: Alicia Vikander, Armie Hammer, Guy Ritchie, Henry Cavill
Durée: 116‘
Genre: Film d'action
Date de sortie: 19/08/2015
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

1963, en pleine guerre froide à Berlin. Un homme transportant une valise passe un point de contrôle vers l’Allemagne de l’Est. Il se rend chez Gaby Teller, fille de Udo Teller, un physicien allemand, pour la faire passer à l’ouest afin qu’elle aide les services secrets à retrouver son père disparu.

Notre critique:

C’est en 1964 que David McCallum et Robert Vaughn se lance dans l’aventure en noir et blanc de la série d’espionnage THE MAN FROM U.N.C.L.E. (United Network Command of Law and Enforcement). Cette série va durer quatre saisons jusqu’en 1968 passant du noir et blanc à la couleur dans le même temps. Espionnage et surtout humour et décontraction vont faire de celle-ci, une série un peu à part dans le paysage télé de l’époque.

Alors que Bond revient bientôt dans SPECTRE, les producteurs ont sans doute jugé bon de faire renaître de ses cendres vieilles de 50 ans THE MAN FROM U.N.C.L.E. pour le porter sur grand écran. Et c’est peut-être là un des problèmes de ce ‘reboot’, la filiation bien trop évidente avec l’agent 007, filiation qui n’a jamais existé du temps de la série. D’autant plus que la série était orientée USA alors que le film sent fort le côté British d’un James Bond… y compris dans le côté humour plus anglais que vraiment déjanté comme dans les épisodes originaux.

Bon, bien sûr, la mise en scène de Guy Ritchie (SNATCH, REVOLVER), bourrée des tics de ce dernier, est très énergique, sans temps morts, avec des scènes d’action, notamment les courses poursuites, particulièrement lisibles. Et le spectateur ne s’ennuie jamais profitant pleinement du divertissement.

Malheureusement, la filiation avec Bond n’est pas le seul défaut d’un film dont le scénario joue un peu trop sur l’antagonisme répétitif des deux agents des deux blocs opposés, deux agents dont les interprètes respectifs sont hélas un peu trop lisses et manquent d’un charisme qui aurait rendu cette adaptation plus piquante. Seule Alicia Vikander (EX MACHINA, A ROYAL AFFAIR) tire son épingle du jeu et pousse son personnage un peu plus loin.

Dommage donc que ce THE MAN FROM U.N.C.L.E. n’ait pas assumé ses origines jusqu’au bout, cela aurait pu nous donner un spectacle non seulement divertissant mais beaucoup plus original.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...