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Date de sortie:
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Bridget Gregory est belle, intelligente... et très dangereuse. Après avoir convaincu son mari médecin de vendre de la cocaïne médicale à des dealers, elle disparaît avec l'argent. Cachée dans un petit village américain, elle embobine un gogo pour qu'il tue son mari.

Notre critique:

Il existe des films d’apparence médiocre qui explosent littéralement grâce à la rencontre entre un personnage écrit et son interprète. THE LAST SEDUCTION est de ceux-là. Dans une intrigue fort dispensable, on est frappé par la puissance dégagée par Linda Fiorentino en salope sublime. Peu importe l’histoire, Linda tourne la tête de tous les hommes pour arriver à ses fins. Avec ce mélange détonnant de beauté et de vulgarité (« Qui dois-je sucer pour me faire enfin servir ? » lance-t-elle à un barman un peu lent), cette superbe menteuse parvient à pousser un malheureux macho stupide à tuer son escroc de mari.

Le réalisateur John Dahl exerce une fois de plus ses talents réduits dans le film noir. Certains voient en lui un subversif intelligent. A vrai dire, John Dahl ressemble plus à un rigolo qui ne prend du film noir que ses situations typiques et ses personnages extrêmes. Mais sans la profondeur, on frôle la parodie. On se souvient de RED ROCK WEST, où il multipliait les invraisemblances scénaristique pour forcer un hypothétique destin implacable et où il tentait de faire passer les grimaces de Dennis Hopper pour de la composition d’acteur. Avec THE LAST SEDUCTION, les problèmes sont les mêmes sauf que… sauf que… il a trouvé sa muse en Linda Fiorentino, qui apporte toute la chair nécessaire (au propre comme au figuré) à cette nouvelle mante religieuse.

On connaît l’impact de THE LAST SEDUCTION sur la carrière de la belle Linda, marquée à jamais par ce rôle. On l’a vue récemment reprendre sa tenue de femme fatale dans JADE (postérieur à ce film) et elle rempile avec John Dahl dans UNFORGETTABLE. Même si on sait que ce ne sera pas un film exceptionnel, on ne pourra pas s’empêcher de se ruer dans la salle pour hurler comme des loups.

A propos de l'auteur

Journaliste

Lorsqu'il ne gère pas la présence web de ses clients, Christophe Bruynix dévore de la fiction sous toutes ses formes. Le temps restant, il photographie, médite, soulève des poids lourds, se débat contre un "régime flexible" (fichus carbs), et il imite très bien Godzilla.