Titre français: Le Dernier Château

Equipe: David Scarpa, James Gandolfini, Mark Ruffalo, Robert Redford, Rod Lurie
Durée: 130‘
Genre: Thriller
Date de sortie: 11/12/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un général modèle se retrouve dans une prison militaire pour avoir désobéi à ses supérieurs, initiative ayant entrainé la mort de 8 soldats. Le lieu est dirigé par un colonel adepte d'une discipline basée sur la crainte et l'arbitraire. Très vite, entre le geôlier et le prisonnier va naître un antagonisme qui mènera ce dernier à envisager la prise de contrôle du bâtiment dans le but de prouver l'inaptitude du colonel à occuper sa fonction. Et notre ex-général de lever une armée au sein même de la prison...

Notre critique:

THE LAST CASTLE fleure bon les valeurs militaires les plus élevées. Sens du devoir et de l’honneur, solidarité, courage, sacrifice dans l’intérêt supérieur du groupe. Bref tout ce qu’il faut à un honnête humaniste pour attraper une irruption cutanée carabinée doublée d’une nausée irrépressible.

Pourtant, au-delà de cette glorification militarisée basique, THE LAST CASTLE n’a rien d’un film de propagande nauséabond. C’est que ce film bénéficie de quelques solides atouts à commencer par un scénario qui allie efficacité et jubilatoire roublardise. L’affrontement policé mais virulent entre Robert Redford et James Gandolfini (un excellent mauvais!) est un pur régal soutenu par une mise en scène classique mais sans défaut. Le soin particulier apporté aux seconds rôles nous pousserait même à classer la dernière réalisation de Rob Lurie parmi les séries B de belle facture qui méritent le détour.

On appréciera également l’excellente idée qui transforme la prise en main du pénitencier en attaque médiévale magistralement réussie. Le soin apporté à la réalisation et à la direction des acteurs confirment le bien que l’on pouvait penser de Rod Lurie après THE CONTENDER, intéressant thriller politique mettant en scène Joan Allen et Jeff Bridges.

Ah c’est sûr que s’il n’y avait pas ces relents militaristes bas de plafond, notre plaisir serait sans arrière goût désagréable.

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Journaliste