Equipe:
Genre: Drame
Date de sortie: 14/02/2012
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Une vieille femme va chercher son lait et rentre chez elle pour déjeuner avec son mari... Mais ce dernier est mort. Il occupe une partie des souvenirs de la femme qui se rappelle le temps de sa rencontre avec lui et de son entrée en politique...

Notre critique:

Les souvenirs d’une Margaret Thatcher vieillissante, presque gâteuse, parlant à son fantôme de mari. C’est le point de départ de THE IRON LADY. Et c’est aussi une façon d’aborder la dame de fer dans ce qu’elle a de plus faible pour nous rendre sympathique un personnage qui a marqué l’histoire de son empreinte autoritaire.
Après trente minutes de récit face à cette vieille Thatcher, le film s’enfonce dans le passé et égrène les étapes importantes de la biographie de la première ministre. Dans un monde d’hommes, elle arrive en politique au pire moment (grèves, syndicats, etc) mais s’élève à coût de volonté, en confondant devoir et ambition.
Haïe puis adulée après les Malouines, THE IRON LADY décrit Thatcher probablement d’une façon très proche de la réalité politique sans poser de jugement mais en montrant une personnalité controversée, d’une dureté infinie et en tentant d’expliquer les différentes facettes de cette femme complexe qui a irrité et agacé le monde politique et social anglais.
Mise en scène très dynamiquement par la réalisatrice de MAMMA MIA!, avec des moments d’onirisme particulièrement bien intégrés et consistants, THE IRON LADY donne à Meryl Streep la chance de composer un personnage comme l’actrice américaine a su en interpréter dans sa longue carrière et l’opportunité de se retrouver bien placée dans la course aux Oscar.

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...