Equipe:
Durée: 102‘
Genre:
Date de sortie: 03/07/2001
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Quatre étudiants s’enferment dans un bunker souterrain pour échapper au voyage de fin d’année de leur école. Ils doivent y rester deux jours avec, au programme, alcool, rock and roll et rigolade, mais la fête comme on s’en doute va vite virer au cauchemar. Trois semaines plus tard, alors qu’ils sont tous portés disparus, seule Liz réapparaît, traumatisée et couverte de sang. Que s’est-il passé ?

 

Notre critique:

Comme le chantait l’encouettée et pimpante Sheila il y a de cela fort longtemps,  » L’école est finie « !

Et alors me direz-vous, quel rapport avec le 7ème art et les salles obscures ? Concernant l’art, aucun. En revanche pour ce qui est des salles obscures, vous aurez sans doute remarqué depuis déjà quelques années un phénomène estival et lucratif qui, dès les premiers cahiers et crayons troqués contre caleçons à fleurs et bikinis, déferle sur les grands écrans de nos contrées dites civilisées. Je veux parler bien sûr du  » teenage thriller movie « , chose particulièrement bien huilée qui, en deux couches de crème à bronzer pour tout œil aguerri, est aussi repérable qu’un palmier planté en plein désert. Si le style s’autorise au gré des étés quelques figures libres, le genre est particulièrement bien balisé et les bouées de sauvetage nombreuses.

Petite démonstration:

Tout d’abord le titre: il doit être explicite mais pas trop et laisser planer un sentiment de mystère dans la tête du spectateur. Ce qui pour notre cas précis donne THE HOLE, en français LE TROU, effectivement nettement moins étrange et angoissant, pouvant même prêter à confusion… D’où l’importance de l’affiche qui, d’un simple coup d’œil, doit pouvoir renforcer cette impression et situer brièvement l’action. Ici donc, quatre visages de jeunes et beaux spécimens anglo-saxons, deux filles et deux garçons (évidemment parité et mixité sont de mise), l’air inquiets et le teint blafard. A droite et en retrait les deux mâles ténébreux et la bimbo-décolorée; à gauche et en gros plan la brunette, un corps gisant sous les yeux. Voilà en quelques clignements de paupières le décor planté, reste à préciser que l’action se déroule en Grande-Bretagne (une fois n’est pas coutume) dans, bien évidemment, une prestigieuse université, et que l’héroïne brûle d’un amour secret pour l’un des deux garçons (information particulièrement cruciale). A ce propos, pour ceux qui déplorent que le genre offre rarement (pour ne pas dire jamais) d’opportunité à un héros masculin, il faut savoir que tout est une question de cordes vocales. En effet, les hurlements féminins sont beaucoup plus puissants et spectaculaires et Thora Birch (remarquée dans AMERICAN BEAUTY) qui se colle ici au rôle ne démentira pas cette remarque.

Ainsi vous voici avertis: THE HOLE, bien qu’anglais, avec un scénario moins cruche que certains de ses clones américains, se range sans discutailler dans la catégorie films à frissons pour ados avec tous les ingrédients nécessaires au breuvage. Malgré les fausses pistes, sa construction tout en flash-back et les témoignages contradictoires des différents personnages censés nous tenir en haleine jusqu’au bout, le cocktail n’a rien de bien explosif. Tout juste rafraîchissant à siroter entre deux bains de soleil, histoire de se mettre à l’ombre pour ne pas avoir mal à la tête.

 

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Journaliste

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