Equipe:
Genre: Film fantastique
Date de sortie: 11/12/2012
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Bilbo Baggins, hobbit de son état, s'adresse a Frodo et lui raconte l'histoire de la cité de Dale, située devant la porte du royaume des nains dont le palais est construit à même la montagne...

Notre critique:

Après sa trilogie déjà adaptée de Tolkien, LORD OF THE RINGS, Peter Jackson remet donc le couvert avec son adaptation -en trois volets à nouveau- du roman homonyme THE HOBBIT, roman qui a été le premier à faire référence à la terre du milieu.
THE HOBBIT est un roman plus simple et beaucoup moins violent que THE LORD OF THE RINGS et le film s’en ressent donc particulièrement dans les quarante cinq minutes d’exposition avant que le voyage ‘inattendu’ ne commence.
Heureusement le savoir-faire de Peter Jackson derrière la caméra, ainsi que celui de Guillermo Del Toro en tant qu’un des quatre scénaristes, parvient à faire des miracles et à dynamiser le tout nous entraînant dans quelques morceaux de bravoure (le sauvetage des aigles, la fuite de la montagne) jusqu’au climax après deux heures de film. Comme l’a fait Tolkien en son temps, Jackson mêle aussi habilement des références entre LORD OF THE RINGS et le HOBBIT pour relier les deux trilogies entre elles.
Mais au-delà du film lui-même et de la qualité du récit, il faut aussi souligner la volonté du réalisateur néo-zélandais d’utiliser pour la première fois dans un film de fiction la technique HFR 3D (High Frame Rate 3D) qui se propose de filmer en 48 images par secondes au lieu des 24 images traditionnelles pour avoir un rendu plus clair et beaucoup plus net. Si il n’y a pas de doutes quand à la qualité des images et la luminosité plus grande de celle-ci particulièrement utile en 3D, force est de constater que ce procédé semble faire ressortir les effets spéciaux, les rendants plus visibles, un peu comme dans les premiers films où l’on utilisaient un fond d’écran projetant des images (les scènes de conduite de voiture par exemple).
Résultats des courses, on a l’impression très souvent de trop voir les personnages en avant plan, donnant ainsi l’impression de prises de vue de studio même en décors naturels.
Si THE HOBBIT marque certainement une évolution technique du cinéma qu’il faudra suivre (peut-être dans des films plus traditionnels), il surprendra moins tous ceux qui ont aimé la trilogie THE LORD OF THE RINGS par son côté ‘déjà vu’ et surtout par son coté ‘tout public’…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...