Equipe: Béatrice Dalle, Colin Firth, Emily Watson, Rupert Everett, Tom Wilkinson
Durée: 105‘
Genre: Drame biographique
Date de sortie: 03/10/2018
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

The Happy Prince raconte l'histoire inédite des derniers jours de la vie tragique d'Oscar Wilde. Ce grand homme de lettres, l'un des auteurs les plus célèbres d'Angleterre à l'époque, n'est désormais plus qu'une star déchue.

Notre critique:

Personnage truculent, aimant le plaisir de la chair jusqu’à la débauche, Oscar Wilde, homosexuel à une époque où il ne faisait pas bon l’être, est un magnifique sujet de film. Et Rupert Everett (MISS PEREGRINE’S HOME) l’a bien compris puisqu’il en fait le sujet de THE HAPPY PRINCE, son premier film en tant que réalisateur.

Mais Everett ne se contente pas d’être derrière la caméra, il est aussi au scénario, et devant la caméra. Dans ce rôle à transformation, où il est pratiquement méconnaissable, Rupert Everett fait merveille. Cynisme et ironie donnent corps au personnage et les dialogues sont fort réussis.

Pour explorer la personnalité complexe d’Oscar Wilde, le récit joue sur une alternance entre passé, présent et histoires racontées, jouant quelquefois sur une mise en abyme du récit à l’intérieur du récit.

Malheureusement ce mélange de flashbacks très (trop) courts avec les moments présents donne des informations parfois très parcellaires qui résonnent un peu trop comme une fausse bonne idée de dynamisation. Malgré cela, THE HAPPY PRINCE reste une réussite pour une première oeuvre et ouvre clairement notre intérêt sur ce que pourra nous proposer dans le futur Rupert Everett.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...