Equipe:
Durée: 107‘
Genre:
Date de sortie: 25/09/2001
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La nuit venue, Dominic Toretto règne sur les rues de Los Angeles à la tête d'une équipe de fidèles qui partage son goût du risque, sa passion de la vitesse, son culte des voitures de sport "boostées", lancées à plus de 250 km/h dans des rodéos urbains d'une violence sauvage. Ses journées sont consacrées à bricoler et relooker amoureusement des modèles haut de gamme importés à grands frais du Japon ou d'Allemagne, à les rendre plus voyants, à organiser des joutes illicites où des dizaines de postulants s'affronteront sans merci sous le regard enamouré de leurs groupies. Ces rites tribaux, ce commerce quotidien avec l'extrême, sont sa raison d'être. Il préférerait mourir que d'y renoncer... A la suite de plusieurs "abordages" de camions par des voleurs opérant en voiture de sport, la police de L.A. décide d'enquêter sur le milieu des street racers. Un jeune policier, Brian, est chargé d'infiltrer la bande Toretto, qui figure, avec celle de son rival Johnny Tran, au premier rang des suspects.

Notre critique:

Gros cubes et petites pépées au programme du dernier Rob Cohen ! Ce réalisateur musclé a maintes fois prouvé son savoir-faire en menant à train d’enfer des productions comme DAYLIGHT ou DRAGON qui, sans être des chef-d’oeuvres, assumaient parfaitement leur statut. Donc voilà notre gusse au volant d’un projet bas de plafond : un regard distrayant sur tout une sous-culture, celle des voitures d’importations et du tuning. Histoire de gripper le moteur narratif, on fourre un flic undercover au beau milieu de ces pilotes de bolides en milieu urbain et vlan, v’là le scénar. Donc sans s’embarrasser d’une intrigue trop profonde, Cohen filme vite et mime quelques figures emblématiques du western ou de MAD MAX (en remplaçant les chevaux par des voitures et la diligence par un camion) et fait tout péter dans l’allégresse. Afin ne pas mettre de cambouis sur ses objectifs et de doper ses effets de vitesse, le réalisateur entremêle très habilement prises de vue réelles (voitures et acteurs) et images de synthèse pour un résultat bluffant. Mais comme dans tous les ouvrages pelliculaires, les effets, aussi beaux soient-ils, ne se suffisent jamais à eux-mêmes et malgré les dires du chef de chantier tout heureux de pouvoir investir un terrain scénaristique vierge (le microcosme décrit), la charpente de son récit a tout du déjà-vu. Mais ça reste fortement distrayant, les voitures roulent vite et ça dépote nettement mieux que dans 60 SECONDES CHRONO. Les (a)mateurs seront servis…

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Journaliste