Equipe:
Durée: 129‘
Genre:
Date de sortie: 21/05/1996
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Aurora Greenway approche de la fin de sa vie. Après la mort de sa fille emportée par un cancer, elle essaie de maintenir les restes de sa famille ensemble. Mais sa petite-fille est particulièrement rebelle. Et sa vie sentimentale est toujours aussi agitée.

Notre critique:

En 1983, TENDRES PASSIONS faisait pleurer l’Amérique entière. On y voyait Debra Winger mourir d’un cancer sous le regard de sa mère fictive, Shirley McLaine, insupportable en quinquagénaire ravalée. Le film a remporté quatre Oscars: on n’a toujours pas compris pourquoi. On ne comprend d’ailleurs pas non plus pourquoi sa suite -THE EVENING STAR- a été tournée…

Après avoir martyrisé sa fille jusque dans son agonie, Shirley McLaine enquiquine maintenant sa petite-fille et ses voisins. Insupportable en sexagénaire ravalée, elle se contemple une fois de plus « grand – mère – capricieuse – qui – est – peut-être – insupportable – mais – qui – a – tout – compris – à – la – vie – et – pas – vous – bande – de – jeunes – alors – silence ». En faisant abstraction du narcissisme crispant de Shirley, cela pourrait avoir un charme pittoresque. Mais même pas.

Parce que le propos de THE EVENING STAR est une collection exemplaire de poncifs sur la Vie (« la famille c’est important », « les amis meurent, c’est triste », « l’amour est difficile », « c’est beau un enfant qui grandit » et gna et gna et gna et gna…). Parce que le portrait de certains personnages -les jeunes- frôle le mensonge, juste pour servir la cause fumeuse de l’interprète principale: Juliet Lewis et Bill Paxton doivent se battre contre les plus mauvais rôles de leur carrière.

Attention. THE EVENING STAR est redoutablement bien rôdé, et son émotion factice risque d’ouvrir les vannes chez quelques personnes en manque de mélo familial… Le film offre cependant un part d’émotion vraie au cinéphile: Ben Johnson, ce géant du western, y tient son rôle ultime. Et ses vrais quatre-vingts ans donnent une solide leçon de justesse à la vieillesse fabriquée de Shirley McLaine…

Une chose nous rassure, Shirley McLaine meurt à la fin: ça nous épargnera une suite…

A propos de l'auteur

Journaliste

Lorsqu'il ne gère pas la présence web de ses clients, Christophe Bruynix dévore de la fiction sous toutes ses formes. Le temps restant, il photographie, médite, soulève des poids lourds, se débat contre un "régime flexible" (fichus carbs), et il imite très bien Godzilla.