Equipe: Clive Coleman, Helen Mirren, Jim Broadbent, Matthew Goode, Richard Bean, Roger Michell
Durée: 96‘
Genre: Comédie dramatique, Drame biographique
Date de sortie:
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

En 1961, Kempton Bunton, un chauffeur de taxi de 60 ans, vole le portrait du Duc de Wellington de Goya à la National Gallery de Londres.

Notre critique:

Roger Michell (MY COUSIN RACHEL) est de retour après son BLACKBIRD (inédit chez nous) passé à Toronto l’an dernier. Pour THE DUKE, il a décidé de raconter le vol du portrait du Duc de Wellington de Francisco Goya au National Gallery par un homme de Nottingham qui veut ainsi attirer l’attention sur ses différents combats sociaux et, notamment, au moment des faits, son combat contre la suppression des licences pour regarder la BBC pour les plus de 75 ans.

L’affaire a fait grand bruit à l’époque puisque, vu l’importance du vol, les soupçons se sont immédiatement tournés vers des professionnels. Personne ne soupçonnait Kempton Bunton, un vieil homme de Nottingham. Les enjeux ne se limitent pas à la résolution de ce vol et du procès qui va suivre, puisque Michell glisse aussi dans son récit des enjeux familiaux. La relation entre Kempton et son épouse est houleuse. Elle en a marre des pérégrinations de son mari et lui met la pression constamment. Elle ne veut plus entendre parler de son militantisme à deux balles, autant dire que l’histoire du portrait volé ne va pas apaiser les tensions.

THE DUKE est donc non seulement une comédie mais c’est aussi un film très social. Kempton se bat pour diverses causes cherchant à améliorer le train de vie de plusieurs types de personnes. La cause du moment concerne les retraités mais il y en a eu plein d’autres. La question de l’argent est centrale dans le film mais elle est généralement liée aux questions sociales. Ce sont deux éléments capitaux dans le cinéma britannique et Roger Michell illustre cela une nouvelle fois à merveille.

C’est compliqué de ne pas aimer un comédien de la trempe de Jim Broadbent tant il a un capital sympathie énorme. Il dispose de ce côté malicieux et loufoque parfaitement adorable qui fait qu’il suscite instantanément l’adhésion du public et son empathie. A ses côtés, Helen Mirren est tout aussi fantastique dans le rôle de Lilya, l’épouse de Kempton. Elle est l’atout rationnel du film et dieu sait qu’il en faut. Enfin, on retrouve aussi le jeune Fionn Whitehead, l’un des acteurs principaux du DUNKIRK de Christopher Nolan qu’on a peu vu depuis. Il incarne Jackie, leur fils, qui va devoir tempérer les ardeurs de chacun… à sa façon.

Avec THE DUKE, Roger Michell signe une comédie sociale efficace avec un casting au top. Le public sera certainement au rendez-vous tant le casting est délicieux et l’histoire passionnante et tout aussi drôle.

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A propos de l'auteur

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.