Equipe: Miles Teller, Naomi Watts, Shailene Woodley, Theo James, Zoë Kravitz
Durée: 121‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 09/03/2016
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dans ce troisième volet de la série, on sait désormais que les gens au-delà du mur ont créé la ville et les factions comme une expérimentation afin de sélectionner les divergents qui sont, pour eux, l’avenir de l’humanité...

Notre critique:

Bon, ben voilà, on est arrivé au troisième numéro de cette série DIVERGENT tirée des romans pour adolescents comme nous en subissons de plus en plus au cinéma.

Et malheureusement ce nouveau film, THE DIVERGENT SERIES: ALLEGIANT, est d’un ennui redoutable et risque d’en agacer plus d’un. En effet, on a hélas la furieuse impression de revoir un même sujet trois fois, car Tris, l’héroïne ne cesse finalement de tomber de Charybde en Scylla, de basculer d’univers dystopique en univers dystopique sans que rien ne change si ce n’est les personnages qu’elle rencontre.

Facile dans ces conditions d’aligner film après film pendant des années en conditionnant l’évolution de l’histoire à la seule aune du vieillissement des interprètes. Plus de surprises donc au rendez-vous, si ce n’est une tentative de renouveler les effets spéciaux et les univers dans lesquels ceux-ci prennent place. Tentative, car il faudrait pour la transformer y mettre un peu plus d’imagination que ce que l’on voit dans le film (dire qu’il y a eu trois scénaristes sur le script!).

Si les sujets traités sont multiples (eugénisme, tyrannie, répression, vengeance, etc), ils ne sont jamais qu’effleurés et rythmés au fil de grands aphorismes comme: “Tu as sauvé la ville, aide-moi à sauver le monde” prononcé par le directeur du Bureau of Genetic Welfare (cela ne s’invente pas!)

Réalisateur de FLIGHTPLAN, RED ou R.I.P.D., Robert Schwentke est plus orienté action que introspection des personnages et cela tombe bien car on ne peut pas dire que ce troisième opus de la série DIVERGENT soit vraiment très fin côté psychologie des personnages. Il faut dire que Shailene Woodley (THE FAULT IN OUR STARS, THE DESCENDANTS) comme Theo James (UNDERWORLD: AWAKENING) ne brillent pas par une grande diversité d’expressions différentes…

Autant le premier opus (DIVERGENT) nous avait paru un peu plus profond et surtout plus ‘dystopique’ que son grand rival THE HUNGER GAMES, ce THE DIVERGENT SERIES: ALLEGIANT reste d’une superficialité totale à tous les niveaux, ressassant les mêmes idées sans jamais apporter le plus qui permettrait de motiver les spectateurs à continuer à suivre cette production décidément complètement artificielle.

 

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...