Equipe:
Durée: 99‘
Genre:
Date de sortie: 14/03/2006
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un an après un accident de voiture dans lequel elle a perdu son mari et sa fille, Sarah retrouve ses copines de sports extrêmes dans les Appalaches, où elles se préparent à faire la descente d’une grotte encore inexplorée. Mais les retrouvailles sont aussi l'occasion de raviver quelques vieux ressentiments. En permanence à deux doigts du coup de boule, les jeunes femmes devront pourtant réapprendre à s'entraider pour sortir de ces couloirs de plus en plus étroits. D'autant plus qu'elles vont avoir l'occasion de découvrir pourquoi la grotte en question ne se retrouve pas dans les catalogues Connexions. Elles vont se retrouver confrontées à bien plus qu'une chauve-souris asthmatique et 3 cailloux glissants...

Notre critique:

3 ans après un fort sympathique DOG SOLDIERS, Neil Marshall fait un sérieux bond avant avec THE DESCENT: une trouillonade solidement troussée où les femmes et rien que les femmes sont à l’honneur!

THE DESCENT est en soi une sacrée réussite! Scénario carré, sans débordements : bref qui ne bave pas sur les bords. La galerie de personnages féminins est finement élaborée. Le décor (une grotte) plus qu’idéal. Et les bestioles savoureusement primaires. Reste des partis pris esthétiques et scénaristiques résolument couillus !

Eh oui, Neil Marshall prend à bras le corps le survival pour en faire un divertissement de haute tenue, sec, nerveux et vachard à souhait. Jouant savamment sur la peur de l’inconnu et du noir, il se permet toutes les audaces et plonge les spectateurs dans la totale obscurité n’offrant à ses ouailles (et à nous) que le minimum d’éclairage syndical !
Mettant face à face une petite troupe de femmes et une bande de creepers dégénérés particulièrement bien atteints, le réalisateur réveille leurs instincts les plus primaires.
Rageuse, hargneuse, l’action y est viscérale ! Et les affrontements sont autant de cris de survie ! De plus, THE DESCENT réussit parfaitement sa sortie là, où tant d’autres se mangent le tapis. Que du bonheur pour les amateurs !

A propos de l'auteur

Journaliste