Equipe: Dennis Quaid, Emmy Rossum, Jake Gyllenhaal, Roland Emmerich
Durée: 125‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 25/05/2004
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le climatologue Jack Hall (Dennis Quaid) avait prédit l?arrivée d?une nouvelle période glaciaire mais n?avait pas imaginé qu?il la vivrait... Un changement violent dans le climat déchaîne les éléments: inondations, grêle, tornades et températures jamais atteintes menacent la Terre. Jack tente de convaincre le Président des Etats-Unis d?évacuer immédiatement une partie du pays pour sauver les millions de personnes en danger, dont son fils, Sam (Jake Gyllenhaal). Lui, se retrouve isolé dans la ville de New York où la température est inférieure à -20°, Jack entame dès lors une course contre la montre pour sauver son fils.

Notre critique:

Rhhaaââ, notre ami teuton, Roland Emmerich, refait des siennes dans le grand Hollywood. Après les extra-terrestres et autres divertissements servis à grands renforts de clairons patriotiques, le plus proaméricain des faiseurs allemands nous sert son dernier schnitzel en sauce soit un bon gros film avec de bons gros effets spéciaux et de bonnes grosses catastrophes? Burp !

Il n’y a rien à redire, Emmerich a un petit lutin coincé dans le ciboulot. Un génial énergumène lui dictant des choix cinématographiques populistes. Le don de Roland est de procurer ce que le spectateur attend, ni plus ni moins. Soit des films archétypaux baignant dans les effets spéciaux et dans un discours patriotique qui refoule du goulot. Mais aujourd’hui, il change son fusil d’épaule? Enfin, il réajuste son tir!

Mais ne vous enfuyez pas voyons! Les effets spéciaux sont toujours au rendez-vous et s’avèrent de fort louable facture. Impressionnants à souhait, ils garantissent le minimum syndical de spectacle. Quant au discours politique, lui, il est un tout petit peu dilué. Après une mise en accusation en bonne et due forme des USA durant les cinq premières minutes pour non signature des accords de Kyoto, le réalisateur-scénariste retourne la situation en fin de métrage comme une vieille chaussette puante et fait « Pouf! Pouf! C’est quand même le président des Etats-Unis qui sauve en partie le monde américain ?les autres on s’en tape, faut pas déconner quand même ». Ahum! Ahum! Bon, passons sur cet argument plus politique que cinématographique pour nous pencher avec insistance sur les qualités (Ahum !) de ce pur produit made in « là-bas où l’autre habite ».

Le scénario est simple et efficace. Il a le mérite de nous servir rapidement les bases de la conjoncture sociopolitique et les catastrophes qui en découlent. L’écriture est carrée et s’inscrit dans un cadre très défini. Les enjeux sont très vite cernés vu l’économie de situations. Tout est bétonné et balaie consciencieusement les étapes obligatoires d’un tel parcours: catastrauuuphes, sacrifice, abandon, transhumance?

Mais à l’instar des autres productions du même genre, Emmerich a évité l’énorme galerie de personnages dégommables à discrétion. Le nombre est donc assez restreint et il préfère, de loin, annihiler des anonymes à coup de tempête de froid. Reste que pour entrer dans ce spectacle très tendance, il ne faut pas prêter trop d’attention tant au niveau de l’intrigue que des personnages. Ici tout se déroule à vitesse rapide sauf la glaciation qui est dramatisée à outrance. Dennis Quaid et Jake Gyllenhaal nous gratifient de prestations sans fêlure mais également sans débordement d’humanité.

THE DAY AFTER TOMORROW est à nouveau l’exemple retentissant d’un cinéma surfant sur le sensationnel pour offrir une bonne dose de frissons (comprenez froid et pas peur) à coût modeste. Mais si cette fiction soulève un engouement populaire et contraint les Etats-Unis à signer les dits accords, tout ne sera pas perdu?

Ben oui, quoi, laissez-nous rêver !

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Journaliste