Titre français: Wallace et Gromit – le mystère du Lapin-Garou

Equipe:
Durée: 85‘
Genre: Film d'animation
Date de sortie: 18/10/2005
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Des lapins dévorent les potagers du voisinage mais heureusement, Wallace et Gromit veillent au grain grâce à des moyens modernes et redoutables. Les lapins n'ont qu'à bien se tenir et le concours du plus beau légume géant pourra certainement avoir lieu. Mais avec Wallace, inventeur fou, peut-on être sûr de quelque chose?

Notre critique:

A GRAND DAY OUT, THE WRONG TROUSERS, A CLOSE SHAVE et bien d’autres courts ont fait connaître les extraordinaires studios Aardman de Nick Park et consorts et aussi leurs deux anti-héros Wallace et Gromit. Avec leur animation image par image, leurs personnages en pâte à modeler, ces studios ont bouleversé un monde de l’animation qui se dirigeait sur les rails d’une 3D bien policée, montrant, si nécessaire, que l’animation traditionnelle, reposant sur des scénarios plein d’imagination et d’inventivité, avait encore de beaux jours devant elle…

Avec le support financier des studios DreamWorks de tonton Spielberg (pour la deuxième fois), Nick Park a pu se donner les moyens de réaliser enfin un long métrage mettant en scène le célèbre chien et son gaffeur de maître et même de se payer une musique originale produite par Hans Zimmer himself… Et si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue en tout cas au vu de la réussite de ce petit bijou qu’est THE CURSE OF THE WERE-RABBIT.

Dès la séquence d’ouverture, le ton est donné: il y aura de l’action, pas de temps-morts, de l’humour (beaucoup) et plein de références, des références au bon temps de la Hammer ou encore à King Kong qui font que la richesse du second degré l’emporte bien souvent sur celle du premier degré, pourtant déjà bien fournie…
Le suspens est donc au rendez-vous, l’inventivité est dans chaque scène (la voiture qui s’ébroue, les cadres alarmes, etc) et la mise en scène se sophistique considérablement avec un jeu sur les prises de vue (plongée, contre-plongée, etc), de plus en plus complexes qui renforcent l’impression « cinéma réaliste ». Et cela donne un film formidable, pour tout public, qui décoiffe depuis la première minute jusqu’à la dernière image et qui emporte le spectateur dans un tourbillon de plaisir de voir une oeuvre artistique complète qui montre clairement que talent, intelligence et divertissement existent encore dans le cinéma d’animation d’aujourd’hui!

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...