Equipe:
Durée: 109‘
Genre:
Date de sortie: 07/11/2000
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le Docteur Catherine Deane a un métier diablement dépaysant: elle explore l'imaginaire de patients schizophrènes dans l'espoir de les sortir de leur catatonie. Voilà un boulot sans danger quand il s'agit d'envahir l'esprit d'un gamin de huit ans. Par contre, la thérapie se pimente un brin lorsque le FBI propose de l'appliquer à Carl Stargher, un fêlé du capuchon qui enlève les jeunes filles pour les violer et les enfermer dans une cellule qui lui sert de chambre de torture sophistiquée. Suite à son arrestation, Stargher est inconscient. Il ne reste que 48 heures avant que le mécanisme infernal se referme sur sa dernière victime.

Notre critique:

THE CELL appartient à la veine des thrillers de science-fiction qui n’hésitent pas à trancher les fils du vraisemblable à la tronçonneuse pour mieux tisser une toile de suspense gluant et d’horreur gore. Au programme, un scénario court sur patte, plutôt linéaire, sans rebondissements et à la fin plus que décevante. Jennifer Lopez incarne une héroïne lisse dont les formes priment sur l’intellect. Pas de quoi se flageller donc. C’est Vincent d’Onofrio (MEN IN BLACK, CLAIRE DOLAN) qui décroche la timbale: son interprétation du tueur en série dégage une brutalité et une angoisse stupéfiantes. L’acteur, qui ratisse habituellement le parterre des films indépendants, s’investit entièrement et nous donne à voir un des rôles les plus tordus du genre.

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Outre l’interprétation de d’Onofrio, le film frappe surtout par son côté visuel. Le réalisateur, Tarsem, est un pur produit de l’industrie du clip vidéo (LOOSING MY RELIGION de R.E.M.). Il construit ici un univers frappadingue, à mi-chemin entre la BD et le HELLRAISER de Clive Barker. Un monde cohérent, extrême, structuré en strates, comme les songes schizophrènes dont il est issu . Fortement inspiré par l’art classique et la pop culture, Tarsem joue sur les raccords et les mouvements de caméra avec une maestria indéniable, toute au service de ce voyage initiatique outrancièrement esthétique.

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On aime ou on n’aime pas.
Mais si on se laisse gentiment happer par l’exercice de style, si on fait fi des niaiseries narratives et du manque de talent évident de Jennifer, on passera un sacré moment de cinéma, partagé entre l’horreur et l’éblouissement.

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A vous de laisser vos « barrières » à l’entrée de la salle…

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Journaliste