Titre français: Disjoncté

Equipe:
Durée: 91‘
Genre:
Date de sortie: 19/11/1996
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un installateur de câble (Jim Carrey) débarque un jour chez un jeune architecte (Matthew Broderick) en pleine rupture amoureuse, pour réaliser son raccordement télé. Et voilà que l'installateur va se mêler de devenir l'ami de son client, entrant dans sa vie par tous les moyens possibles et imaginables et devenant ainsi le cauchemar de celui-ci...

Notre critique:

20 000 000 de dollars (600 millions de nos francs)!

Non, non, il ne s’agit pas du salaire de notre rédac’chef bien aimé (même si il en rêve!) mais bien par contre, de la coquette somme demandée (et obtenue) par Jim Carrey pour jouer le rôle principal de DISJONCTE!
Quand on sait qu’une « grosse » production en Belgique (genre DAENS) coûte à peine plus de 100 millions de francs belges, on croit rêver! Et quand on voit les grimaces de singe de Jim Carrey dans un film qui n’en nécessitait à priori aucune, on se dit que cela fait cher la grimace! Evidemment, quand on apprend par hasard (ou par le dossier de presse) que les producteurs de DISJONCTE sont ceux de WATERWORLD, le film le plus cher du cinéma (entre 170 et 200 millions de dollars selon les sources) , alors tout s’explique… ou presque.

Mais au-delà des chiffres, que reste-t-il de DISJONCTE?
Tout d’abord une histoire qui, même si elle frise le déjà-vu, aurait pu faire un bon sujet.

Ensuite, une mise en scène bien ficelée par un jeune réalisateur-acteur, Ben Stiller, à qui l’on devait déjà REALITY BITES.
Stiller parvient en effet à donner à sa mise en scène un rythme soutenu, rapide, endiablé, mêlant habilement effets spéciaux, cacscades, décors et espaces naturels… Il est en fait le seul qui parvient à donner un souffle un peu original au film en le ponctuant de références de mise en scène.

Enfin, des acteurs.
Car aux côtés de Jim Carrey, il y a quand même Matthew Broderick. Malheureusement, il semble que ce dernier hésite entre le rire et les larmes face aux grimaces de son partenaire.

Globalement donc, DISJONCTE n’est pas un mauvais film mais plutôt un film raté principalement à cause d’un Jim Carrey à côté de la plaque de bout en bout, oscillant entre le comique et le réaliste. Côté positif: le film ayant fait un bide aux U.S.A., il est fort probable que Carrey ne puisse plus exiger une telle somme pour son prochain film… Y-aurait-il une justice à Hollywood?

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...