Equipe:
Durée: 117‘
Genre:
Date de sortie: 14/04/1998
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Si vous pensiez que vous n'auriez jamais pu vous intéresser aux déboires d'un joueur de bowling, THE BIG LEBOWSKI vous apportera la preuve qu'il ne faut jamais dire : "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau".

Figurez-vous que deux gros bras débarquent chez Jeff -Dude- Lebowski (Jeff Bridges) pour lui réclamer l'argent que sa femme leur doit. Avant qu'il n'ait le temps de leur expliquer qu'il n'est pas marié et qu'ils doivent le confondre avec l'autre Jeffrey Lebowski, celui qui est millionaire, un des malfrats fait pipi sur son tapis. Le meilleur pote de Dude(John Goodman) lui conseille d'aller trouver Lebowski pour exiger réparation des dommages subis. En se ralliant à l'avis de son amis, le Dude s'engage dans une spirale de mauvais choix particulièrement infernale qui le mènera au centre d'une affaire d'enlèvement où se croisent des nihilistes barges et teutons, une artiste barge et peu farouche, un producteur de films pornos barge et bien habillé, et une demi-douzaine d'autres personnages du même acabit. Tout cela alors que le championnat de bowling bat son plein.

Notre critique:

Face à un film pareil, on reste pantois.

L’histoire est délirante.
La mise en scène est inventive.
Les acteurs se lachent à fond de caisse (John Turturro en joueur hispano homo est sidérant).
C’est vraiment drôle même quand ça n’en a pas l’air.
C’est jubilatoire parce que truffé de détails qui donnent à la fois épaisseur aux personnages et sens à l’histoire.
Ca emporte parce qu’on ne sait jamais où ça va.
Ca ravit parce que ça emmène chaque fois au bon endroit.
Ca nourrit sans laisser de poids sur l’estomac.
Pour résumer, THE BIG LEBOWSKI c’est du n’importe quoi génialement orchestré!

Les qualités sont tellement nombreuses que chaque séquence, chaque personnage mériterait une mention. Avec THE BIG LEBOWSKI, on est en face d’un cinéma authentique, débarassé de tout prétexte autre que celui de vouloir nous raconter une tripotée d’anecdotes. Bien sûr on pourrait reprocher au film de manquer de fond, mais ce serait lui faire le reproche de sa qualité première. C’est parce qu’il ne raconte rien, ou du moins rien d’important que THE BIG L. nous passionne. A l’instar du NORTH BY NORTHWEST du grand Hitchkock dont les tenants et aboutissants resteront toujours un grand mystère, THE BIG L. se borne à montrer une succession de péripéties dont l’ensemble révèle une vacuité d’autant plus troublante qu’elle nous a tenu en haleine et fait rire pendant 2 heures. Nous sommes là en face d’une ludique prouesse cinématographique qui ravira tout spectateur un tant soit peu jouette.

A propos de l'auteur

Journaliste