Titre français: La maison des ombres

Equipe:
Durée: 107‘
Genre: Film d’'horreur
Date de sortie: 15/05/2012
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Angleterre, 1921. Trois ans se sont écoulés depuis la fin de la Première Guerre mondiale. L'écrivain et scientifique Florence Cathcart est la meilleure chasseuse de fantômes du pays. Elle est invitée par Mallory, un mutilé de la Grande Guerre, à venir à la campagne dans le pensionnat où ce dernier est enseignant pour enquêter sur une mort mystérieuse attribuée à l'esprit maléfique d'un enfant. À l'aide d'une caméra, de pièges à fil et d'enregistreurs, Florence en vient rapidement à la conclusion qu'il existe une explication logique derrière cette tragédie. Mais ses convictions rationnelles sont mises à rude épreuve lorsqu'une nuit, elle se retrouve confrontée à l'apparition terrifiante d'un spectre...

Notre critique:

Présenté en avant-première au Festival du Film Fantastique de Bruxelles (le BIFFF pour les intimes), THE AWAKENING s’est taillé la part du lion dans la compétition du Festival puisqu’il a terminé grand vainqueur en obtenant le Corbeau d’Or.
Clairement l’originalité du film est plus que probablement ce qui a marqué le jury du BIFFF comme celui de Gérardmer (où il a obtenu le prix spécial du jury). Et quoi de plus normal quand un film commence en mettant en scène une femme dénonçant les médiums et autres falsificateurs au début du 20e siècle?
Dès les premières images (très soignées), on se régale déjà à l’avance de cette sorte de suffragette à la Buffy qui risque de faire baver plus d’un charlatan. Mais malheureusement il faut peu à peu se rendre à l’évidence: Florence Cathcart (bien interprétée par Rebecca -VICKY CRISTINA BARCELONA- Hall) n’est pas de ce bois-là… Ces faiblesses et sa propension à replonger dans le mystique sont trop fortes et la voici donc qui nous entraîne à sa suite dans un film de fantômes et de maisons hantés classique. Bien foutu… mais classique.
Et c’est dommage car Nick Murphy, le réalisateur, ne loupe rien: ni mise en scène, ni direction d’acteur. Seul le scénario, bien maîtrisé lui aussi à l’exception peut-être de quelques ellipses pas piquées des hannetons, manque d’originalité…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...