Titre français: Dans les yeux d’Enzo

Equipe: Amanda Seyfried, Kevin Costner, Mark Bomback, Milo Ventimiglia, Simon Curtis
Durée: 109‘
Genre: Drame
Date de sortie: 07/08/2019
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Je n’ai que les gestes pour m’exprimer. Et là, j’attends le retour de Denny alors que je gis sans bouger dans une flaque de ma propre urine. C’est ce que pense Enzo, chien de son état, tout en se remémorant les souvenirs depuis sa naissance...

Notre critique:

Enzo n’est pas un chien comme les autres. C’est un chien qui aime les courses de voitures. Normal me direz-vous lorsque l’on s’appelle Enzo… et que l’on a un maître, Denny, pilote de course, spécialiste de la conduite sur piste mouillée. Voici donc le point de départ de THE ART OF RACING IN THE RAIN, une histoire enrobée dans un gigantesque flashback qui va nous narrer par le menu la vie de chien d’Enzo.

Sur une mise en scène sans surprises du réalisateur (TV principalement) Simon Curtis (GOODBYE CHRISTOPHER ROBIN, MY WEEK WITH MARILYN), THE ART OF RACING IN THE RAIN (traduit avec créativité par “Dans les yeux d’Enzo” en français) est raconté par une voix off (celle du chien personnalisé par Kevin Costner) et vue au travers du point de vue du fidèle compagnon à 4 pattes.

Mais voilà, faire près de deux heures à ce rythme-là, et en plus en dérivant sur une romance mélodramatique côté humain, devient vite répétitif. D’autant que les dialogues eux-mêmes manquent vraiment de punch et renforcent ce sentiment de déjà-vu.

Et comme souvent dans les longs métrages ces derniers temps, l’idée de base, le pilote et son chien, se trouve rapidement noyée dans un fatras de sous-histoires (la belle famille qui attaque le beau fils, la maladie de Eve, etc) qui n’ajoutent strictement rien au propos.

Mais les deux choses les plus pénibles dans THE ART OF RACING IN THE RAIN sont sans aucun doute le côté anthropomorphique des propos du chien et le côté particulièrement mièvre d’une histoire à l’eau de rose où même les comportements les plus ignobles semblent balayer par de bons sentiments dégoulinants (Ah, quand Denny pardonne à son beau-père…).

Globalement donc, THE ART OF RACING IN THE RAIN ne vaut pas le déplacement en salle et se positionne parfaitement dans une programmation belge d’été 2019 particulièrement lamentable.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...