Equipe:
Durée: 120‘
Genre: Drame de guerre
Date de sortie: 26/08/2003
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le lieutenant Waters, commandant des forces spéciales US, est envoyé au Nigeria pour y rechercher une doctoresse, Lena Kendricks, au milieu de la guerre civile. Celle-ci refuse de partir sans emmener avec elle plusieurs dizaines de réfugiés. Waters devra alors choisir entre son devoir et son coeur...

Notre critique:

Et revoilou Bruce Willis en personnage carré, bourru au grand coeur enrobé de dialogues à l’emporte-pièce distillés par une mâchoire serrée de rigueur… Le genre de personnage qu’il connaît bien (voir la série des DIE HARD) en somme. Si sa présence au générique ne choque pas, celle de Monica Bellucci en doctoresse et en gardienne des droits de l’homme surprend plus. Elle a sans doute été séduite par le message pseudo-humanitaire qui se dégage du film et par la perspective d’un rôle international aux côtés du grand Bruce.

Disons-le sans ambages, l’un et l’autre auraient mieux fait de s’abstenir! TEARS OF THE SUN tombe à un très mauvais moment (ou à un très bon si vous faites partie des conseillers en propagande de M. Bush) puisqu’en le voyant on ne peut s’empêcher de penser à nouveau à l’interventionnisme US, celui à visage humain, et surtout celui qui vise à dédouaner les actions militaires sous couvert d’humanitarisme.

Si la photographie est relativement soignée et si la mise en scène d’Antoine Fuqua (TRAINING DAY) fait plus que passer la dragée (mille pardons…), il est difficile de retirer le bon grain de l’ivraie dans ce film qui mêle des sentiments (bons et dégoulinants à l’image du final qui tentera de vous tirer les larmes) en tout sens sans réel point de vue. L’ajout et le renfort de scènes d’horreur pures et dures pour convaincre de la légitimité de l’intervention armée fait vraiment pencher le film vers un côté peu appréciable… Enfin, des phrases simples du genre: « God already left Africa » feront plaisir à tous les africains de part le monde, tandis que nommer le chef des rebelles du Nigeria Colonel Sadick ne s’invente que dans un scénario made in USA.

Même si l’on se doute que TEARS OF THE SUN n’a pas été conçu dans le seul but de glorifier les valeurs propagandistes US, on peut s’interroger sur la valeur d’un tel film qui confond justice, démocratie et valeurs guerrières chères à l’Amérique du 21e siècle sans y apporter de jugement ni de regard critique.

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...