Equipe: Colin Firth, Harry Macqueen, Lori Campbell, Stanley Tucci
Durée: 93‘
Genre: Drame
Date de sortie:
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Tusker et Sam sont en couple depuis des années. Le problème c’est que Tusker est dément depuis quelques années et que les choses s’aggravent. Ils décident alors de partir rendre visite à leur famille et amis dans leur vieille caravane, leur rappelant ainsi les voyages d’antan.

Notre critique:

Le nom de Harry Macqueen vous est peut-être inconnu mais il ne devrait pas rester longtemps tant SUPERNOVA devrait faire parler de lui. Dès la veille de sa présentation à San Sebastían, l’affiche et la bande-annonce ont fait le tour de la toile, récoltant des commentaires plutôt enthousiastes. Autant dire que, concernant le film lui-même, on l’est encore plus. SUPERNOVA est tout simplement l’un des meilleurs films de ce 68e festival de San Sebastían.

SUPERNOVA raconte l’histoire de Tusker et Sam, en couple depuis des années. Le problème c’est que Tusker est dément depuis quelques années et les choses s’aggravent. Ils décident alors de partir rendre visite à leur famille et amis dans leur vieille caravane, leur rappelant ainsi les voyages d’antan.

L’histoire est d’apparence très classique. Deux personnes qui s’aiment, une maladie, un road trip… rien de jamais vu auparavant en somme. La difficulté réside donc dans le fait de la rendre attrayante, crédible et touchante sans jamais tomber dans le pathos et l’exagération. C’est là que le brio d’Harry Macqueen entre en jeu. L’écriture est fine et sensible tandis que la mise en scène, minimaliste, est posée, sans grandiloquence ni artifices afin de laisser place aux interprètes et à l’émotion générée.

Car si le film est déjà, et il le sera encore plus lors de sa sortie dans la plupart des territoires, autant salué, c’est évidemment dû en majorité grâce à son duo d’acteurs: Colin Firth (THE KING’S SPEECH, A SINGLE MAN) et Stanley Tucci (SPOTLIGHT, HUNGER GAMES). Qu’on se le dise, on n’a rarement, pour ne pas dire jamais, vu l’un ou l’autre aussi bon et aussi poignant. Il est évident que le contexte favorise des prestations plus fortes, mais on connait les qualités de Firth et Tucci depuis de très nombreuses années. On connait donc l’étendue de leur palette de jeu, de leurs émotions. Malgré tout, ils parviennent à surprendre et à toucher au cœur comme ils ne l’ont jamais fait auparavant. Leur relation est crédible, parce que leur façon d’échanger fonctionne parfaitement (encore un grand bravo pour l’écriture), il y a donc un vrai sentiment de complémentarité et d’unité. Cependant, d’un point de vue plus individuel, on peut constater une richesse d’émotions délivrées grâce à leurs mimiques et gestes. Si les dialogues sont irréprochables, Firth et Tucci ont également beaucoup de scènes de silence lors desquelles leur jeu est encore plus important qu’à l’accoutumée.

SUPERNOVA crée un engouement mérité facilement compréhensible. Il dispose d’une frappe de force impressionnante afin de happer les spectateurs de façon inattendue. Harry Macqueen a signé une œuvre très forte qui suscite un engouement général et un enthousiasme fort pour ses comédiens. Colin Firth et Stanley Tucci sont dans la forme de leur vie si bien qu’on devrait les voir remporter plusieurs prix lors des différentes cérémonies à suivre. Quoi qu’il en soit, SUPERNOVA fait partie de ces grandes surprises que l’on n’attendait pas et que l’on recommande chaudement.

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A propos de l'auteur

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.