Titre français: Mort soudaine

Equipe:
Durée: 110‘
Genre:
Date de sortie:
Cotation: ooo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:



Point de départ : se refaire la énième resucée de DIE HARD. L'immeuble est ici un stade de hockey sur glace hyper-bondé pour un match de finale auquel assiste le vice-président des zétats-zunis. Du côté des mauvais, une bande de truands assez déterminés mais inversement décérébrés qui ont pris le vice en otage et miné le stade pour que le gouvernement obéisse rapido à leurs financières exigences. A la place de John McClane? Darren McCord. Oui, oui, ils ont été jusqu'à reprendre un héros avec un nom en Mc. Mais il y a pire, la plupart des rebondissements sont également pâlement calqués sur l'original et ses suites, ce qui laisse approximer la panne de cerveau qui a dû affliger les scénaristes. Quoiqu'on aurait tort de leur jeter un quelconque caillou, l'idée de SUDDEN DEATH étant manifestement de faire des sous et pas de faire du cinéma.

Notre critique:

Ah lala lala! C’est triste tout de même. Tout cet argent, toute cette infrastructure, tout ce travail pour ça. Pour ça, c’est à dire une enfilade d’invraisemblances, richement dotée en matière de tripotées viriles et d’effets pyrotechniques bruyants, couronnée par une absence quasi surnaturelle d’intensité dramatique.

Le drame dans cette aventure, c’est de constater à quoi en est réduit Peter Hyams, réalisateur autrefois attachant puisque responsable de CAPRICORN ONE, OUTLAND, 2010 ou même STAY TUNED. Reconnaissons-lui d’avoir conservé une certaine efficacité. Mais la plus solide capacité à filmer des scènes de baston restera d’une navrante pauvreté si elle ne s’accompagne pas d’un minimum d’enjeu, à savoir une rognure de bout d’intrigue, l’ombre du souvenir d’un personnage, ou encore l’esquisse d’un rebondissement original. Hélas, rien de tout cela, rien que des invraisemblances quasi monthy-pythonesques montées en épingle à coup de badaboum rageurs. Au bout de 1/4 d’heure, ça use. Au bout d’une heure, ça horripile. Au bout du compte, ça fait haïr tous les gens qui ont investi dans pareille ineptie.

Ce qui précède vous convaincra, nous l’espérons, que si SUDDEN DEATH est un nanar de la presque pire espèce (la pire étant celle des Steven Seagal car refoulant idéologiquement du goulot en plus d’être foncièrement sotte), ce n’est pas uniquement à cause de la présence de notre JCVD national dans la peau de Darren McCord. Ceci dit, faut avouer que ça n’aide pas non plus. Finalement, JCVD/Hyams? Qui se ressemble, s’assemble!

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Journaliste