Equipe: David Gordon Green, Jake Gyllenhaal, John Pollono, Miranda Richardson, Tatiana Maslany
Durée: 119‘
Genre: Drame biographique
Date de sortie: 21/02/2018
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Boston. Jeff Bauman est un fan des Sox et regarde les matchs à la télé dans un bar avec des copains. C’est là que son ex, Erin, 28 ans, arrive pour collecter des dons et financer sa participation au marathon organisé par la ville. Voulant à tout prix revenir dans ses grâces, il lui promet qu’il viendra l’encourager sur la ligne d’arrivée.

Notre critique:

Comme à leur habitude, les américains n’attendent pas 30 ou 40 ans pour mettre en fiction des événements politiques ou terroristes majeurs. L’attentat du marathon de Boston en 2013 avait été raconté en 2014 au travers du livre autobiographique de Jeff Bauman aidé par un co-auteur professionnel Bret Witter. Et en 2018 sort STRONGER adapté du livre éponyme.

Le parti-pris du livre (et forcément du film) est de montrer comment un homme peut devenir un héros malgré lui, simplement parce que son entourage le souhaite, et comment ses souffrances physiques sont amplifiées par des souffrances psychologiques dues à sa position inacceptable de héros.

Et il faut bien avouer que c’est ce point de vue qui rend l’ensemble intéressant même si décrit parfois un peu trop artificiellement. L’opposition farouche entre l’entourage de Jeff, sa mère, alcoolique et stupide, sa famille et ses amis toxiques, et Erin, avec qui il renoue permet de nuancer le patriotisme que l’Amérique aime faire porter à ces héros tout désigné.

Si dans I, TONYA, on en apprend plus sur l’Amérique de la détestation, STRONGER propose une vision de l’Amérique du héros malgré lui, de celui sur lequel les US focalisent leur attention et rendent l’optimisme à leur population face à l’adversité.

Si David Gordon Green (JOE) livre une mise en scène honnête mais sans plus, c’est surtout les prestations conjointes de Jake Gyllenhaal (NOCTURNAL ANIMALS, ENEMY), entre souffrance et force simulée, de Tatiana Maslany (de la série Orphan Black) et de Miranda Richardson (MADE IN DAGENHAM) qui parviennent à faire exister les personnages et un ensemble qui manque un peu de vie et de réelles envolées.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...