Titre français: Star Wars – Episode VIII: Les derniers Jedi

Equipe: Adam Driver, Benicio Del Toro, Carrie Fisher, Daisy Ridley, John Boyega, Mark Hamill, Oscar Isaac, Rian Johnson
Durée: 152‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 13/12/2017
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Alors qu’ils évacuent la planète D’Qar sur laquelle les rebelles se sont retranchés, une flotte du “First Order” s’apprête à détruire leur base. Une petite troupe de résistants tentent de percer les défenses de la flotte ennemie...

Notre critique:

Second épisode de la troisième trilogie (vous suivez toujours?), cet épisode VIII (on vous a déjà dit que les américains adorent les chiffres romains?), STAR WARS: EPISODE VIII – THE LAST JEDI fait donc suite à l’épisode de 2015, THE FORCE AWAKENS, qui reprenait la saga 30 ans plus tard après la défaite de l’Empire..

Episode le plus long de la franchise (152 minutes), ce huitième opus avait aussi la lourde tâche de poursuivre le ‘hype’ planétaire entamé avec son prédécesseur suite au rachat de la franchise par Disney. Pas question donc de laisser tomber les fans de la première heure car on sait très bien que la firme aux grandes oreilles a payé cher pour ce rachat (4 milliards de dollars) et n’entend pas perdre tout ce bon argent (elle compte sur une rentrée de 215 millions de dollars par an).

Au-delà de ces chiffres astronomiques, il fallait donc miser sur le bon cheval pour donner du brillant à cette suite sans bouleverser les fans, très soucieux que l’univers de Lucas soit conservé. Et c’est Rian Johnson -un jeune cinématographiquement parlant (ce film est son 4e long métrage)- qui se voit à la tête de la franchise après avoir fait notamment LOOPER, film de SF très remarqué par les amateurs.

A fond dans la saga, Rian Johnson réussit le pari de pousser quelques nouvelles touches personnelles dans un univers codifié par excellence. Il apporte de l’humour (les films de Lucas en était assez bien dépourvus), même si celui-ci reste éminemment au premier degré, on pourrait même parler d’un humour fer à repasser (comprendront ceux qui verront le film). Il tente -et c’est peut-être son apport le plus important- de renouveler le visuel, apportant de ci de là un côté Zen dans les décors comme par exemple dans la salle du trône de Snoke, le leader suprême, salle que l’on pourrait presque voir comme le prélude d’une comédie musicale, tant elle dénote par rapport à l’univers Star Wars. Il propose aussi un retour en force (ha, ha, ha!) du combat face au côté obscur du pouvoir des Jedi, combat qui avait été un peu mis en sourdine ces derniers temps.

Bien sûr, la saga ne change pas pour autant avec ce STAR WARS: EPISODE VIII – THE LAST JEDI. On retrouve comme d’habitude des problèmes flagrants de temporalité entre les différents lieux où se déroule l’action, Mark Hamill n’est pas devenu meilleur acteur et les invraisemblances scientifiques (qui ont fait le succès de la série) sont toujours en nombre. Les fans ne seront donc pas choqués et se retrouveront probablement bien dans ce gigantesque divertissement qui mélange depuis toujours avec plus ou moins de bonheur cinéma et marketing…

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...