Equipe:
Durée: 132‘
Genre: Film de science-fiction
Date de sortie: 16/05/2002
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

10 ans plus tard. Anakin Skywalker est devenu un apprenti Jedi sous la houlette de son maître Obi-Wan tandis que la reine Padmé Amidala a laissé son trône à son successeur et est désormais sénatrice de la République. Mais le chaos règne et des factions séparatistes mal connues tentent d'assassiner Padmé. Anakin se voit alors confier la protection de la sénatrice pendant qu'Obi-Wan Kenobi se lance à la poursuite des conspirateurs...

Notre critique:

Il y a trois ans, la fièvre était montée à l’approche de la sortie de l’épisode 1 de la nouvelle saga des étoiles. Les fans de Star Wars s’étaient précipités et en étaient ressortis ravis ou déçus, excédés ou enchantés. Cependant, le sentiment général avait été mitigé, le temps passé entre les deux parties ayant vu évoluer non seulement le cinéma d’action mais aussi les techniques et l’apparition de quelques jeunes réalisateurs talentueux (David Fincher, les frères Wachowski, pour ne citer qu’eux…).

Avec cet épisode 2, George Lucas confirme hélas ce que l’on commençait à savoir de lui: c’est un piètre scénariste, un piètre réalisateur mais un bon commerçant… Cette deuxième partie ressemble plus que jamais à un rêve d’enfant qui a mal grandi et qui nous assène une sorte de poésie bon marché dont il a dégrossi toutes les aspérités. Le montage parallèle de la première heure du film, oscillant entre la recherche du complot des cloneurs et l’histoire d’amour entre Anakin et Padmé, est totalement primitif (pour ne pas dire primaire!) et tente plus de masquer l’indigence du récit qu’autre chose.

Bien sûr Lucas essaye de nous en donner pour notre argent en multipliant les mondes différents (Kamino, Naboo, Géonosis), les nouveaux personnages (Dex, les clôneurs, …) et les décors plus synthétiques que jamais. Et heureusement, car c’est peut-être le dernier attrait de la série… Que ce soit par les architectures développées par Kurt Kaufman, les monstrueux personnages envisagés par Robert Barnes ou encore les costumes et les personnages inventés par le directeur artistique Iain McCaig, cet épisode ne faiblit pas et reste un voyage merveilleux et somptueux au pays de l’imaginaire. Bien sûr, Lucas a écouté ses fans qui ont conspué Jar Jar Binks et ne lui a plus donné qu’une importance mineure, alors qu’il révèle par contre les origines de Boba Fett, tueur mentionné dans l’Empire Contre Attaque, plébiscité par ses mêmes fans au travers des figurines depuis quelques années déjà.
Mais cela suffit-il?
Surtout lorsque l’on voit à quel point les acteurs, à l’instar de Christopher Lee, sont engoncés dans une rigidité presque cadavérique et récitent leur texte plus qu’ils ne le jouent…
Surtout lorsque l’on sent pointer le merchandising derrière certaines scènes enchaînant presque directement sur le jeu vidéo potentiel… La scène de l’usine des droides de Géonosis en est un exemple frappant!
Surtout lorsque Lucas nous la joue ‘à la Coppola‘ en faisant son Apocalypse Now dans la grande scène de bataille…

Malheureusement, non. Cela ne suffit pas pour faire d’un film de 132 minutes un pur moment de plaisir et de divertissement comme on aurait pu l’attendre. Espérons seulement que le 3e opus sauvera de la noyade cette seconde trilogie…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...